Violences en Guinée : Le Gouvernement guinéen répond aux accusations d’Amnesty International…

Cheick Sako, Ministre d'Etat chargé de la justice

CONAKRY- Le Gouvernement guinéen vient de réagir face aux graves accusations portées contre les forces de l’ordre par l’ONG Amnesty International. Le Gouvernement guinéen a par la voix du Ministre d’Etat chargé de la justice, qualifié le rapport par cette ONG internationale de « partiale ».

Le Ministre d’Etat Cheick Sako accuse les enquêteurs d’Amnesty International de n’avoir pas écouté toutes les parties avant d’établir leur rapport.

« Amnesty se sert toujours d’une des parties pour ensuite faire des rapports. Ils ont pris des avocats de l’UFDG pour aller à Boké. Sur cette base-là, ils ont une appréciation sur la procédure judiciaire à Boké. C’est là où j’ai parlé de parallélisme de force, il faut qu’ils le respectent. On ne peut pas jeter comme cela la pierre contre notre justice, même s’il y a des ratées (…). Moi j’assume, mais de grâce, il faut recouper  l’information » a vigoureusement réagi ce lundi 26 octobre 2015 le Ministre d’Etat chargé de la justice.

« Je le dit et je l’assume, c’est un rapport partial qui a été produit par Amnesty Interntional » poursuit le Ministre d’Etat Cheick Sako.

Les forces de sécurité ont tué au moins trois personnes dont  deux en leur tirant dans le dos et une en la battant à mort à Conakry, la capitale guinéenne, lors d’échauffourées liées à l’élection présidentielle, a révélé Amnesty International, ce  jeudi 22 octobre dans une note intitulée :  « GUINEE. COUPS DE FEU TIRÉS DANS LE DOS ET TABASSAGE À MORT PAR LES FORCES DE SÉCURITÉ À CONAKRY »

Les autorités guinéennes réfutent complètement ces accusations. Le garde des sceaux guinéen demande aux accusateurs de fournir des preuves. Le Ministre d’Etat Cheick Sako qui reconnait que la justice de son pays n’est pas à l’abri des reproches, mais il soutient qu’elle a fait du chemin depuis l’arrivée au pouvoir du Président Alpha Condé.

« Je prends un policier comme ça ou un gendarme, je le fais condamner. Nous avons vu un Colonel proche de la Présidence de la République qui a été condamné dans ce pays, avant cela ne se faisait pas. Le Gouverneur de Mamou a aussi été condamné dans ce pays; Le gouverneur de Conakry qui  a passé une semaine devant la justice de ce pays. Ce n’est pas des gens qui vont tirer sur des manifestants, fussent-ils de l’opposition, et que je me taise la dessus. De grâce il faut qu’on m’amène des éléments factuels et concrets » soutient Maître Cheick Sako.

L’ancien avocat au barreau de Montpellier dit cependant ne pas être comptable du passé sombre de la justice guinéenne.

« Amnesty rappelle aussi ce qui s’est passé en 2005, jusqu’à maintenant. Je suis désolé, moi je suis arrivé dans ce pays en 2014. On ne peut pas me dire que ce régime est comptable de ce qui s’est passé avant décembre 2010. Il faut qu’ils disent les choses avec tact et mesure. Dans le rapport d’Amnesty International je suis très déçu, parce que moi je connais cette organisation que je respecte beaucoup et qui fait du bon travail ailleurs, mais malheureusement en Guinée  elle a été partiale » souligne le Ministre d’Etat chargé de la justice.

Au cours de cet entretien exclusif avec un journaliste de notre rédaction, le Ministre Cheick Sako dit avoir eu la confirmation des différents chefs hiérarchiques de la police et de la gendarmerie qu’aucun de leurs agents ne sort avec une arme à feu dans le cadre d’une opération de maintien d’ordre.

 

SOUARE Mamadou Hassimiou

Pour Africaguinee.com

Tél. : (+224) 655 31 11 11

 

 

Créé le 26 octobre 2015 12:32

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