Vaincre notre retard économique avec un minimum d’effort (Par Naby CONDÉ)

CHERS GUINÉENS ET GUINÉENNES

Depuis notre accession à l’indépendance il y a près de 67 ans, l’histoire ne cesse de nous prouver que notre insistance à braver nos gouvernances en place, pour des raisons politiques de démocratie, ne contribue qu’à ruiner  nos ambitions de bonheur pour nos populations.

N’est ce pas la cause mère du retard criard au développement de notre pays ?.

Cette attitude à mesure de pousser les gouvernances à la défensive, contribue à cultiver en leur sein le *laxisme d’État* (pas ou peu de sanctions) et à la *violence* , aux conséquences dévastatrices de notre économie en fragilisant  l’Unité et la Paix incontournables au développement véritable du pays.

Nous ne pouvons échapper à cette logique suivant laquelle :

≪Plus nous faisons ce qui nous est inutile, plus nous perdons en ce qui nous est utile.>>

Nos indicateurs de développement le prouvent.

– En 1990 il y a près de 35 ans, l’Indice de Développement Humain (IDH) qui intègre la santé, l’éducation et le revenu par habitant (le travail) à 0,270 a placé notre pays au rang de 140 ème sur 143, *parmi les 4 derniers* des États du monde selon le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).

– En 2000 (10 ans après),  cet IDH à 0,345 place le pays au rang de 166 ème sur 178 *parmi les 13 derniers.*

– En 2010, l’IDH à 0,415 place le pays au rang de 182 ème sur 191 *parmi les 10 derniers*.

– En 2022, l’IDH à 0,471 place le pays au rang 181 ème sur 193 *parmi les 13 derniers.*

N’est ce pas mieux de nous ressaisir pour ne pas continuer à demeurer les propres artisans de notre défaite malgré nos innombrables ressources naturelles et humaines ?.

Préférons-nous sacrifier le bonheur de nos populations au profit d’une démocratie à l’occidental non adaptée au niveau de notre maturité économique ?. l’IDH autour de 0,47 par rapport à ceux de la France et des USA aux dessus de 0,9 sur 1, ces pays aux démocraties vieilles de plusieurs siècles pour exemple. Notre Indice de Perception de la Corruption (IPC) qui exprime le niveau de réussite dans la lutte contre la corruption autour de 28 contre ceux de la France et des USA au dessus de 60 sur 100.

De surcroît, cette démocratie occidentale nous ait-elle pas quasiment imposée pour nous diviser en vue de mieux profiter de nos ressources ?.

Les Politiques sont-ils notre solution ?.

D’entrée de jeu, ils sont déjà vulnérabilisés par le multipartisme qui oblige la *compétition* , qui à son tour oblige le *populisme* et enfin le populisme qui oblige la *corruption* : le ferment de la pauvreté et donc le *frein* au Développement du pays.

D’ailleurs, Napoléon Bonaparte résume la politique en ceci :

≪En politique, il n’y a pas d’hommes mais des idées, il n’y a pas de sentiments mais des intérêts. En politique on ne tue pas un homme, on supprime un obstacle voilà tout.>>

J’ai du respect pour Mr Tierno Monénembo qui a largement décrit la démocratie dans une de ses récentes publications. Il dit entre autres:

≪En dictature, on tue. On tue quand on veut, on tue qui on veut. En démocratie, ce n’est pas possible. C’est déjà un grand gain. Quand on préserve des vies, c’est déjà beaucoup. En plus, je ne dis pas qu’on préserve entièrement les économies, puisqu’il y a de la corruption dans la démocratie.>>

Oui, il y a de la corruption dans la démocratie, oui, il y en a aussi dans la soi-disante dictature.

Toutefois, retenons bien que si elle est engagée: la soi-disante dictature est plus enclin à fléchir la corruption que la démocratie où elle y est ancrée à vie.

L’ exemple du Rwanda avec le président Paul Kagamé que certains qualifient de dictateur pourrait être illustratif.

En 1990, ce pays avait un IDH de 0,245 en dessous de celui de la Guinée à 0,278 et loin de cet autre de la Côte d’Ivoire à 0,391 comme exemple.

Après le génocide de 1994, le pays dépasse la Guinée les six ans suivants, et la Côte d’Ivoire les 13 ans suivants en cet IDH, qui est relativement  proportionnel à l’IPC (l’Indice de Perception de la Corruption), pour culminer ce dernier à 57 points en 2024 au dessus de tous ceux des 15 grands pays de l’Afrique de l’ouest excluant le Cap Vert autour d’un demi millions d’habitants.

Les trois pays de l’Afrique de l’ouest: Ghana, Sénégal et Bénin dont les démocraties sont magnifiées par Mr Monénembo restent entre 42 et 45 points en cet IPC de la même année 2024.

*Cet écart de 45 à 57 en IPC en faveur du Rwanda, est une illustration de la capacité de la rigueur à la mendicité du populisme politique de la démocratie, qui appelle la corruption.*

Ce progrès dynamique, rapide et louable du Rwanda, n’est pas un fait de magie. C’est le fruit d’un travail très structuré et rigoureux dans chaque compartiment de l’économie nationale du pays.

Pour rappel, cette corruption est de deux types: la Petite et la Grande.

La Petite corruption pour exemple, est le soudoiement de fonctionnaires (policiers, gendarmes, agents de douanes, secrétaires, professionnels de santé etc…), pour bénéficier d’un traitement préférentiel ou d’accélérer des démarches bureautiques.

La Grande corruption est le cas de hauts fonctionnaires qui profitent de leurs autorités au sein du Gouvernement pour se procurer d’avantages personnels (pots de vin en échange de contrats gouvernementaux). « Prise en otage de l’État » en manipulant des lois aux fins d’agir en toute impunité, dans le but de faciliter le détournement de deniers publics, bradage de ressources naturelles pour l’intérieur ou pour l’extérieur du pays etc… .

De ce qui précède de cause à effet, la Grande corruption tue de façon silencieuse et sournoise beaucoup plus qu’une répression de populations ponctuée dans le temps par une soi-disante dictature.

Posons-nous la question  sur notre combat politique sous la couverture de  démocratie :

combien de guinéens meurent par jour par sous alimentation, et par défaut de soins de santé à cause de ce crime économique de la Grande Corruption, et ce depuis longtemps ?.

Malgré les efforts fournis par le pays, l’espérance de vie du guinéen est passée de 59,33 ans en 2020 à 59,55 ans en 2023 ( 228 ème sur 236 *parmi les 9 derniers* des États du monde (selon ATLASOCIO.COM): est aussi un indicateur dont la pointe des pays développés atteint les 87 ans.

Selon Mr Monénembo :

≪Le concept de citoyenneté, de démocratie, ce sont des concepts intellectuels, il faut être un minimum instruit pour les comprendre et les manier. On ne peut pas faire la démocratie facilement dans un pays où seulement 30% de la population est alphabétisée, c’est très difficile, surtout quand on a une expérience comme la nôtre. Ce que nous avons comme expérience en Guinée, c’est la dictature. Depuis l’indépendance, que ce soit les militaires ou les civils, ça a toujours été la dictature. Nous sommes à la sixième dictature, nous avons 67 ans de dictature, c’est très difficile de sortir de ce piège-là. C’est très difficile en Guinée de créer quelque chose de nouveau que les gens ne connaissent même pas, qui s’appelle la démocratie.>>

Oui, c’est très difficile de se sortir d’une telle situation comme la nôtre cher Monénembo.

Alors , cette démocratie recherchée doit être simplement adaptée à nos conditions de vie et à nos valeurs, pour mieux nous servir.

Peut-on dire une démocratie à la guinéenne ?. L’option qui demeure incontournable.

Lorsqu’on ne connaît pas pour appliquer, c’est un premier problème. Et quand la corruption a pris l’essentiel pour nous mettre à l’affût de la subsistance quotidienne, l’équilibre n’est plus pour la discipline du progrès.

C’est en ce sens que ce penseur américain qui dit que:

≪ Les pays africains ne peuvent être gérés que par une dictature modérée , c’est à dire avec un peu de force, ne semble pas loin de la vérité dans l’ensemble.

La discipline du progrès ne s’obtient pas fortuitement : soit on se l’impose, ou on vous l’impose pour avancer, comme dans l’armée par exemple.

Toujours dans la même publication, Mr Monénembo dit :

≪Alors, il faut tout recommencer par le biais de l’école ou alors par le biais de l’armée. L’armée doit être une école aussi. C’est dans l’armée et dans l’école qu’on crée le citoyen moderne. C’est là que l’on crée l’esprit nationaliste.>>

Plus loin:

≪Le citoyen, la nation, c’est né réellement avec la Révolution française .>>

C’est pour toutes ces vérités qu’il faut supporter et aider la gouvernance actuelle, pour l’encourager d’aller plus loin dans la lutte contre la pauvreté de nos populations, malgré les erreurs possibles d’adaptation inhérentes au métier.

Ceci, pour éviter le recommencement perpétuel destructif, voire meurtrier de la gestion du pays, avec les pertes d’opportunités infligées à chacun des citoyens, qui grossissent de plus en plus l’ampleur du retard économique de notre pays.

Il faut par exemple retenir parmi les multiples réalisations de cette gouvernance, comme exceptionnellement louable, la suspension et résiliation de centaines de permis miniers parmi lesquels le retrait de celui potentiel d’exportation de bauxite de l’ex GAC, repris par le gouvernement au prix de droit, de courage, d’audace et pour le compte de la lutte contre la corruption.

Qui perdrait si ces exploits ne sont pas suffisamment supportés pour des raisons d’adversité absurde ?.

Conséquemment, une synergie nationale de l’ensemble de tous ses fils et filles est nécessaire pour sortir définitivement de cette impasse politique, sociale et économique de la guinée, qui n’a que trop duré.

Enfin dit Mr Monénembo :

≪Si Mamadi Doumbouya avait respecté la Charte de la transition, et qu’un ou deux mandats après, il était revenu pour se présenter aux élections, j’aurais voté pour lui, je vous le jure, sans aucun problème.>>

Face aux multiples défis potentiels engagés, avec plus d’aptitude de l’armée à vaincre les résistances au changement, comparée aux politiques vulnérables à la complexité de la situation du pays:

pourquoi attendre encore une décennie et plus de souffrance de la population ?.

Le temps n’est pas une fonction circulaire, sa fonction est linéaire: quand on le perd en un point, on ne le rattrape plus en dicton populaire, vous le savez mieux que moi.

Pourquoi ne pas  faciliter la tâche à cette armée pour la réussite cette fois, l’ère de l’internet étant là pour l’aider en communication et contrôle. Ce n’est plus le vieux temps.

La candidature du Général Mamadi DOUMBOUYA aux prochaines élections présidentielles ne serait pas une commission de parjure, si c’est le peuple qui lui en oblige à cause de sa conviction et de son espoir au bonheur du développement longtemps attendu. C’est son Droit, le peuple, c’est sa Révolution.

VAINCRE NOTRE RETARD ÉCONOMIQUE AVEC UN MINIMUM D’EFFORT

Tout ce que nous ambitionnons de bonheur pour nous même, ne peut être véritablement réussi qu’avec l’Unité et la Paix, qui dépendent simplement de notre volonté. Est-elle aussi chère cette volonté ?.

1- Pour cette Unité et cette Paix, élire le Général Mamadi DOUMBOUYA comme Président de la République:

– permet la continuité des défis potentiels de développement actuellement engagés;

– permet d’éviter le recommencement perpétuel de la gestion du pays avec les pertes d’acquis et d’opportunités;

– permet davantage la mise à contribution des expériences déjà acquises pour avancer;

– permet d’éviter la perte de temps utile à la lutte contre la pauvreté pour combler davantage l’espoir au bonheur de la population ;

– cette confiance en lui, le rend plus redevable aux guinéens et ceci à mesure d’atténuer les velléités d’adversité inhérentes au pouvoir, au profit de concessions d’apaisement;

– Cette confiance en lui pourra lui permettre de mieux lutter contre la corruption, la clé de succès du développement;

– permet de générer plus d’unité pour la paix que de querelles inter guinéens.

En toute logique et objectivité:

Le Général Mamadi DOUMBOUYA président de la République de Guinée aux prochaines élections, reste la solution la plus pacifique, la plus simple, la plus productive et la plus utile aux guinéens.

Ne vaut-il pas mieux le supporter conséquemment pour le bonheur du pays ?

Naby CONDÉ

Le 16 septembre 2025.

Créé le 3 octobre 2025 17:00

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