Un étudiant guinéen meurt dans un accident à Casablanca : « Mohamed était un garçon pieux qui jeûnait souvent… »
CASABLANCA-Un étudiant guinéen a perdu la vie dans la ville de Casablanca (Maroc) dans des circonstances tragiques. Mohamed Jacques Tounkara, c’est son nom. Il a trouvé la mort dans la soirée du vendredi 20 décembre 2024 dans un accident. Cet étudiant qui était « brillant » et très « pieux », selon ses proches, a été renversé par un taxi dans la circulation au Boulevard Yakhoub Al Mansour, quartier Marif.
Le choc lui a été fatale. Mohamed Tounkara s’est éteint quelques temps plus tard. Son corps été déposé à la morgue. C’est le samedi matin que les guinéens ont constaté son absence (prolongée). Saisi de sa disparition, le conseil des guinéens du Maroc entamé des recherches. C’est à la morgue que son corps a été identifié par la communauté. Interrogé par Africaguinee.com, Lancinet Kemoko Sidibé explique :
« C’est vrai que le jeune étudiant est décédé des suites d’un accident de la circulation. Il a été renversé par un taxi à Casablanca au boulevard Yakhoub Al Mansour. Ici, on les appelle les taxis rouges de Casa. Des témoins de la scène parlent d’excès de vitesse alors que l’étudiant guinéen traversait au niveau du passage piéton. La victime s’appelle Mohamed Jacques TOUNKARA. Ses amis ont témoigné de la bonté du garçon, il priait beaucoup. Il était dans une école privée pour des études. Son corps est encore à la Morgue. Pendant l’accident, il n’avait pas de pièces d’identité sur lui, c’est une victime anonyme qui a été déposée à la morgue. L’accident a eu lieu vendredi soir. Samedi matin nous n’avions pas ses nouvelles, nous avions pensé à une disparition. Nous avons saisi les services de police pour information, entre temps un commissariat nous a confié qu’un accident est survenu à Marif, boulevard Yakhoub Al Mansour et qu’un subsaharien a trouvé la mort. Nous sommes allés à la morgue, effectivement on a trouvé que c’est notre compatriote. Le corps a été identifié », Lancinet Kemoko Sidibé, président du conseil des guinéens du Maroc, ajoutant que la victime Mohamed était à Kenitra d’abord avant de venir s’installer à Casablanca.
Aissatou Lamarana Diallo, étudiante guinéenne au Maroc connait particulièrement le jeune Mohamed Jacques. Elle pleure un ami sympathique et pieux.
« On était tellement proches. Perdre quelqu’un comme Jacques subitement, c’est comme perdre un membre de sa famille. Il n’était pas malade, tout allait bien, c’est une personne qui est tombée (pleurs NDLR). Vivre avec Jacques est très facile, il est ouvert à tout le monde, pieux, rayonnant… Il prenait la prière au sérieux malgré son jeune âge. Il jeûne tous les lundis et jeudis. La bonne humeur, il en distribuait même. Jacques était armé de courage, il a trouvé un moyen de travailler à côté de ses études. Il faisait la navette entre Kenitra où il est phase finale de son Master et Casablanca où il travaillait. Jacques avait pleins de projets et d’ambitions avant d’être arraché de cette façon brutalement à la vie. Jacques a quitté son lieu de veillée sans jamais arriver à la maison (Pleurs). Je pense aujourd’hui à sa mère qui l’a envoyée ici avec pleins d’espoirs et sa jeune-sœur qui était là avec lui. Elle étudie ici aussi, on se demande comment la consoler avec cette période d’examen », éclate en sanglot Aissatou Lamarana Diallo.
Lancinet Kemoko Sidibé a aussi partagé les derniers instants de vie que Mohamed Jacques a passé avec ses amis et colocataires. Il a partagé avec Africaguinee.com une confidence qu’un ami de jacques lui a confié.
« Le matin du vendredi 20 décembre vers les 12h 30, j’étais avec Jacques à la maison. Il était en train de faire à manger. Quand l’heure de la prière a sonné, il est allé à la mosquée puis vers les 17h il a décidé d’aller voir ses amis à Oulfa. Il y est resté jusqu’à 22h 30 ou plus et a décidé de rentrer à la maison. C’est à son arrivé au carrefour Market Yacoub El Mansour Marif extension, juste au niveau du passage piéton qu’un taxi sorti de nulle part, l’a percuté et a causé un choc énorme au niveau de la tête. Il n’a pas pu survivre, il est décédé sur le coup dans les bandes de 23h. On cherchait à le joindre sans succès parce qu’il avait cours le lendemain à l’école « Hestim ». C’est le lendemain (samedi) à 17h que je me suis rendu à la police parce que les amis chez qui il était n’arrivaient pas à le joindre non plus. Et c’est arrivé là-bas que la police et moi sommes allés identifier le corps. J’étais écœuré devoir que c’était Jacque ».
Dans la journée du dimanche, les guinéens ont organisé une lecture de coran à la mémoire de la victime Mohamed Jacques Tounkara qui n’est pas encore inhumé.
Alpha Ousmane Bah
Pour Africaguinee.com
Tel. (+224) 664 93 45 45
Créé le 23 décembre 2024 17:48Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Diaspora guinéenne, Etudiants, Étudiants boursiers









