Traque du commando qui a attaqué la maison centrale : Les proches du sergent-chef « Pablo » s’inquiètent

CONAKRY-Alors que la traque des membres du commando qui a mené le raid contre la maison centrale et leurs complices se poursuivent à Conakry, l’inquiétude grandit dans la famille du sergent-chef Moussa Soumah « Pablo ». Ce militaire est introuvable depuis les évènements du 4 novembre 2023, selon ses proches.

Depuis qu’il a quitté la maison, il n’est plus revenu, explique sa sœur Oumou Soumah que nous avons interrogé ce mercredi 8 novembre 2023. Elle soutient que son frère aurait croisé dans les hauteurs de Dixinn des agents qui recherchaient des complices des assaillants qui ont mené l’attaque de la maison centrale de Conakry.

« Le Samedi mon jeune frère Moussa Cheick Soumah était venu chez moi, à la maison, je lui ai demandé d’où il quittait, il m’a répondu qu’il était à son domicile. Je lui ai dit que je ne suis pas tranquille suite à ces évènements (attaque de la maison centrale ndlr). Il m’a dit de rester tranquille et qu’il n’a rien avoir avec ce qui se passe dans la ville.

Sergent-chef Moussa Cheick Soumah

Mais, comme c’est un militaire, je ne pouvais pas être aussi tranquille Après, il m’a dit qu’il venait à un baptême (…). Aux environs de 12h à 13h, il est revenu. Il a trouvé que j’avais fini de faire la cuisine. On s’apprêtait à manger, mais il m’a fait savoir que la sauce était trop pimentée, et c’est ainsi qu’il m’a dit qu’il voulait aller à son domicile. Je l’ai accompagné jusqu’au bord de la route », a-t-elle expliqué.

Les autorités de la Transition ont promis de faire la lumière sur ce qui s’est passé. Ce mercredi 08 novembre, le Garde des Sceaux a assuré de l’engagement du Gouvernement guinéen à œuvrer pour une justice responsable et respectueuse des droits de l’homme et des libertés publiques.

L’attaque menée dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 novembre 2023 à la Maison centrale de Conakry, a fait neuf morts, selon un bilan officiel. Selon le porte-parole du Gouvernement, les premiers éléments de l’enquête ont révélé des complicités. Dans le même sillage, le Président de la Transition, colonel Mamadi Doumbouya a radié une soixantaine de militaires et agents pénitenciers soupçonnés d’être en lien avec cette attaque.

Parmi les quatre évadés, seulement Jean Claude PIVI reste encore introuvable. Sa tête a été mise à prix pour 50 mille dollars. Quant au captaine Moussa Dadis Camara, et les colonels Moussa Thiegboro Camara et Blaise Goumou, ils ont été remis en détention dans la journée du 04 novembre.

Sayon Camara

Pour Africaguinee.com

Créé le 9 novembre 2023 15:43

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