Transition guinéenne : Que faut-il s’attendre du prochain sommet de la Cedeao ?

ABUJA-Les dirigeants ouest-africains vont se réunir le 10 décembre 2023 dans la capitale nigériane Abuja lors d’un sommet ordinaire, a appris Africaguinee.com. Alors que les crises se multiplient dans la sous-région, les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), se pencheront notamment sur la situation sécuritaire et politique.


Dépassée visiblement par les évènements en cours dans son espace, la CEDEAO tiendra cette rencontre dans un contexte où elle est  fragilisée. La hargne qu’elle (Cedeao) avait vis-à-vis des putschistes s’est estompée au file du temps. Le plus téméraire de ses dirigeants (Bola Tinubu) s’est ramolli, préférant prendre du recul. (Photo d’illustration, le colonel Mamadi Doumbouya, recevant Alassane Ouattara, à Conakry après le coup d’Etat du 05 septembre, image d’archive).

Quatre Etats de l’espace CEDEAO -Mali, Guinée, Burkina Faso, Niger-, sont dirigés par des militaires qui n’en ont cure des sanctions infligées à leurs pays par l’autorité sous-régionale. Le prochain sommet d’Abuja interviendra alors que la situation politique de ces pays en transition est toujours floue. Pour le cas de la Guinée, l’incertitude plane sur le respect du chronogramme de la transition. Faut-il s’attendre à grand-chose pour l’accélérer? Cet acteur politique reste sceptique.

« Le prochain sommet devrait être l’occasion de relancer les échéanciers électoraux dans les pays en transition,  mais les marges de manoeuvre de la Cedeao sont minces. Aujourd’hui, elle n’a plus la mainmise sur aucun dossier brûlant. Le dialogue est rompu les autorités des pays en transition, les sanctions ont montré leur limité. Dans ce contexte, il difficile d’espérer grand-chose », analyse un acteur politique.

Un acteur de la société civile renchérit. « Il ne faut absolument rien s’attendre. La Cedeao a montré ses limites, elle peine à se remettre de l’humiliation qu’elle a eue dans la gestion de la crise au Niger. Elle n’est plus audible.

Le prochain sommet, sera comme les précédents. Alors que des fronts s’ouvrent un peu partout, elle a l’air d’être dépassée par les évènements. Elle devrait faire son mea-culpa avant d’entreprendre quoi que ce soit sinon ce serait se ridiculiser davantage », confie un acteur de la société civile guinéenne visiblement très déçue de l’organisation dirigée par Bola Tinubu.

Le dernier sommet qui remonte en aout dernier était entièrement consacré à la situation au Niger où la Cedeao avait menacé d’intervenir militairement pour rétablir Bazoum dans ses fonctions. Elle s’était finalement rétracter. Le Général Tiani dirige le Niger depuis le 26 juillet au grand dam de Tinubu et ses pairs de la Cedeao.

Pendant ce temps, deux autres tentatives de coups d’Etat ont été déjouées en Sierra Leone et en Guinée Bissau. La situation est plus grave, dans ce pays lusophone où le président a dissous l’assemblée nationale. Comme pour dire que la Cedeao a encore du pain sur la planche.

A suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 666 134 023

Créé le 5 décembre 2023 19:31

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