TPI de Kaloum : trois syndicalistes de la BCRG poursuivis pour « violences et voies de fait »
CONAKRY- Le dossier opposant trois responsables de la délégation syndicale de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) à Daouda Sankhon, un employé de ladite institution, prend une nouvelle tournure judiciaire. Après leur audition au parquet, les trois syndicalistes sont désormais poursuivis pour des faits qualifiés de « violences et voies de fait », selon leur avocat.
Il s’agit d’Aboubacar Yansané, chargé de la Santé, Sécurité et Hygiène au travail au sein de la délégation syndicale, d’Aboubacar Sidiki Camara, secrétaire général adjoint, et de Momo Camara, chargé des Affaires sociales.

Selon les explications fournies par leur avocat, les trois responsables syndicaux ont été reçus par le procureur, en présence du plaignant, Daouda Sankhon. Des échanges ont eu lieu entre les différentes parties afin de revenir sur les circonstances ayant conduit au dépôt de la plainte.
« Nous avons été reçus par le procureur, en présence du plaignant, Monsieur Daouda Sankhon. Il y a eu des échanges entre le plaignant, le procureur et nos clients par rapport à la situation qui s’est déroulée », a expliqué Me Mohamed Damantang Camara.
À l’issue de ces échanges, le parquet aurait décidé de traiter l’affaire en flagrant délit. Aucune date d’audience n’a toutefois encore été fixée.

« L’audience sera très certainement programmée dans les jours qui viennent pour qu’on puisse discuter devant le juge si les poursuites à l’encontre de nos clients sont bien fondées ou pas », a précisé le conseil.
Une seule partie civile dans le dossier
Interrogé sur les charges retenues contre ses clients, l’avocat a indiqué que le parquet avait requalifié les faits en « violences et voies de fait ».
Il a également confirmé que Daouda Sankhon est, à ce stade, le seul plaignant dans le dossier.

Concernant l’identité et la fonction exacte de ce dernier au sein de la Banque centrale, l’avocat a préféré ne pas donner davantage de précisions, estimant que ces éléments pourront être éclaircis lors de l’ouverture du procès.
« Lorsque le procès sera ouvert, vous aurez de plus amples informations par rapport à cela », a-t-il déclaré.
Les trois prévenus ont été remis en liberté et ont regagné leur domicile, en attendant la programmation de leur procès.
Dossier à suivre.
Yayè Aicha Barry
Pour Africaguinée.com
Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Justice








