Sûreté des activités maritimes : La Guinée accueille la 15ᵉ réunion du Mémorandum d’Abuja 

Conakry, capitale guinéenne, est l’hôte de la 15ᵉ réunion du Comité de contrôle des navires par l’État du port du Mémorandum d’Abuja (MOU d’Abuja), un événement clef pour la sûreté des activités maritimes en Afrique de l’Ouest et du Centre. Lancée ce lundi 6 octobre 2025, la rencontre, organisée par l’Agence de Navigation Maritime (ANAM) sous l’égide du ministère des Transports, réunit les représentants de 22 pays jusqu’au 10 octobre.

 

L’objectif principal de ces cinq jours de travaux est l’harmonisation des procédures et pratiques de contrôle des navires dans la région pour éliminer le transport maritime non conforme aux normes internationales. La réunion se concentrera notamment sur les réunions techniques, les mécanismes d’administration des navires, et ceux concernant le contrôle des navires. La cérémonie de lancement a été présidée par le Ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo.

Un gage de crédibilité pour la Guinée

Dans son discours, M. Sory Camara, directeur général de l’ANAM, a souligné l’importance de ce rendez-vous.  « Je tiens à remercier avant tout le président de la République Son excellence, Général Mamadi Doumbouya, le Premier ministre et le ministre des Transports, pour avoir accepté que la Guinée abrite pour la première fois la 15ᵉ réunion du Comité de contrôle des navires par l’État du port du Mémorandum d’Abuja, cela témoigne de leur engagement à la réforme. »

Le MOU d’Abuja, garant de la sécurité régionale

Le Capitaine Sunday Umoren, Secrétaire général de MOU d’Abuja, a rappelé le rôle vital de l’organisation créée par un accord juridique en 1999, sous l’égide de l’Organisation maritime internationale (OMI), pour encadrer le contrôle des navires par l’État du port (Port State Control).

« En abritant cette rencontre, la Guinée exprime davantage son appartenance à notre organisation. Notre plate-forme est, en quelque sorte, une plate-forme qui apporte de la sécurité à toutes les transactions qui se font dans nos eaux. Elle s’assure aussi que les bateaux qui arrivent sur nos côtes, répondent aux normes et que les produits qui sont transportés par ces navires, répondent également aux normes internationales. Cette réunion se tient annuellement dans chacun des pays membres« , a-t-il affirmé.

La 15e réunion du Comité de contrôle des navires par l’État du port du Mémorandum d’Abuja, vise également à renforcer la sûreté des activités maritimes, à protéger l’environnement marin contre la pollution et à améliorer les conditions de vie et de travail des équipages. A cet effet, un Mémorandum a été signé à d’Abuja, le 22 octobre 1999, sous la supervision de l’Organisation maritime internationale (OMI). Il s’agit d’un accord juridique entre les États de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il établit un cadre commun de coopération pour le contrôle des navires par l’État du port.

Seize pays ont été signataires de ce mécanisme régional : le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Gambie, le Ghana, le Congo, le Liberia, la Mauritanie, la Namibie, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud, le Togo et la Guinée, qui a l’honneur d’accueillir cette 15ᵉ session.

S’exprimant au nom du ministre Ousmane Gaoual Diallo, Mohamed Bakayoko, Secrétaire général du ministère des Transports, a insisté sur les implications de cette présence internationale :

« La présence à Conakry de ces dizaines de délégués de très haut niveau est la preuve éloquente de la crédibilité restaurée dans notre pays, sur la scène internationale, à la faveur de la politique de renforcement de l’intégration africaine et de la coopération internationale initiée par le chef de l’État et mise en œuvre par le gouvernement. »

L’accord d’Abuja vise à renforcer la sûreté des activités maritimes, à protéger l’environnement marin contre la pollution, et à améliorer les conditions de vie et de travail des équipages.

Vers l’intégration de l’Économie Bleue

Les participants font face à de nombreux défis actuels, notamment la sécurité de la navigation, la lutte contre la pollution marine, et la contribution du secteur maritime aux économies nationales.

Bakayoko a articulé l’orientation stratégique de la session autour de ces défis. À cet égard, explique-t-il, le contrôle des navires par l’État du port doit être un volet important à intégrer dans les politiques nationales pour libérer tout le potentiel de l’économie bleue. “C’est d’ailleurs autour de cet axe que notre réunion va s’articuler durant ces quatre jours de travaux« , a-t-il lancé.

Et de poursuivre : « Les différents points inscrits à l’ordre du jour convergent tous vers cet objectif. On peut citer entre autres : l’harmonisation et le renforcement du régime de contrôle par l’État du port, la coopération avec l’Organisation maritime internationale, l’Organisation internationale du travail et les autres mémorandums d’entente. »

Représentant le ministre gambien des Transports et président du MOU d’Abouja, Mariam Fofana a salué l’accueil guinéen et l’engagement de son pays :

« C’est un plaisir pour nous de prendre part à cette activité. En tant que ministère des transports, nous venons exprimer notre volonté, notre soutien au MOU d’Abuja, pour que tous les efforts soient faits pour l’atteinte des objectifs assignés à cette structure. […] La Gambie est un petit pays mais très vibrant en terme d’activité maritime, parce que nous sommes comme une île. Toute activité relative au domaine maritime est vraiment importante pour nous. »

La 15ᵉ réunion statutaire du MOU d’Abuja est attendue pour produire des recommandations pertinentes afin de dégager des perspectives heureuses pour l’organisation et pour le secteur maritime régional.

Dansa Camara

Pour Africaguinee.com

 

Créé le 6 octobre 2025 16:20

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