Supervision du référendum: “Nous avons travaillé en toute indépendance et impartialité”, dixit Me Pépé Antoine Lamah
CONAKRY– Trois jours après la publication des résultats provisoires du référendum constitutionnel du 21 septembre, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum (ONASUR) a présenté, lors d’un point de presse tenu ce vendredi 26 septembre 2025, dans un hôtel de Conakry, le bilan complet de ses activités avant, pendant et après le scrutin.
Créé par le décret n°073 du 18 septembre 2025, l’ONASUR a été installé à seulement 72 heures du vote. Son mandat, inscrit dans la loi référendaire (articles 11 à 16), consiste à superviser l’ensemble du processus électoral : suivi du chronogramme, vérification de la disponibilité du matériel, observation du scrutin et du dépouillement, centralisation des résultats et transmission d’un rapport
Malgré le délai très court, l’équipe – composée de onze experts électoraux – a rapidement prêté serment et élaboré une feuille de route. Selon le Dr Michel Jeannette Tolno, l’ONASUR a mis en place une planification « rigoureuse », une stratégie de communication et une plateforme numérique sécurisée, baptisée e-ONASUR, pour collecter et traiter en temps réel les données électorales.
Déploiement national et international
Avant le scrutin, l’ONASUR a formé et déployé ses superviseurs dans l’ensemble des 33 préfectures, des 8 régions administratives et jusque dans 34 ambassades de Guinée à l’étranger. « Notre mission ne se limite pas aux frontières géographiques du pays », a rappelé Ousmane Diaby, premier rapporteur de l’institution.

Le jour du vote, les équipes ont observé le déroulement du scrutin, la sécurité des bureaux de vote et la libre participation des électeurs, selon les membres de l’ONASUR qui disent aussi s’être rendus eux-mêmes sur le terrain pour recueillir la perception des citoyens et affiner leurs recommandations.
L’ONASUR indique avoir collaboré avec la Direction Générale des Élections (DGE), les missions d’observation internationales, notamment l’Organisation internationale de la Francophonie, ainsi qu’avec la société civile guinéenne. « Nous avons travaillé en toute indépendance et impartialité », a martelé Maître Pépé Antoine Lamah, insistant sur le caractère non partisan de l’Observatoire.
Les critères retenus portaient sur la conformité légale, l’organisation matérielle du scrutin, l’accessibilité des bureaux de vote et la sécurité de l’ensemble du processus. Ces indicateurs, selon l’expert Ibrahima Khalil Bamba, constituent la base du rapport général remis aux autorités compétentes.
Un rapport remis aux autorités
À l’issue de cette mission, l’ONASUR a déposé son rapport final. Ce document qui dresse les constats et recommandations pour l’amélioration continue du système électoral guinéen, sera mis à la disposition de l’opinion nationale et internationale. Avec ce bilan, l’ONASUR affirme avoir rempli, dans les délais et avec rigueur, le rôle de témoin impartial que lui confère la loi.
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 26 septembre 2025 14:00Nous vous proposons aussi
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