Sénégal : pourquoi Umaro Sissoco Embaló a écourté son séjour à Dakar?

Le séjour dakarois du président Umaro Sissoco Embaló, victime d’un » coup d’État », n’aura été que de courte durée. Exfiltré vers le pays de Bassirou Diomaye Faye le jeudi 27 novembre 2025, l’ancien président de la Guinée-Bissau a quitté le Sénégal, rapporte la presse sénégalaise.

Il a quitté Dakar pour se rendre au Congo”, selon la presse locale, citant Jeune Afrique. L’ancien président bissau-guinéen est arrivé à Brazzaville dans la nuit de vendredi à samedi 29 novembre, à bord d’un avion affrété par la présidence congolaise, précise la même source.

Umaro Sissoco Embaló y est arrivé accompagné d’une douzaine de personnes, des membres de sa famille et de ses proches collaborateurs. “Il a pris ses quartiers dans un grand hôtel de la capitale congolaise”, ajoute encore la même source.

Alors que le Sénégal s’était montré très déterminé dans les négociations à Bissau face à la crise post-électorale marquée par la prise du pouvoir par l’armée, une sortie du Premier ministre Ousmane Sonko devant l’Assemblée nationale semble avoir « découragé » Umaro Sissoco Embaló de rester dans la capitale sénégalaise. 

« Tout le monde sait que ce qui s’est passé en Guinée-Bissau est une combine. Le processus électoral doit aboutir et les résultats des élections doivent être publiés », a affirmé Ousmane Sonko lors d’une séance de questions au gouvernement, vendredi 28 novembre.

Pour plusieurs observateurs, cette déclaration du chef du gouvernement sénégalais aurait pesé sur la décision d’Umaro Sissoco Embaló de quitter précipitamment le Sénégal pour atterrir dans le pays de Denis Sassou-Nguesso.

Pendant ce temps, à Bissau, le nouveau régime militaire est déjà en train de placer ses hommes, avec la nomination d’un Premier ministre. Mais ce samedi, le principal parti d’opposition de Guinée-Bissau a dénoncé l' »envahissement » de son siège dans la capitale et des « dégradations » commises par des « miliciens armés », selon l’AFP.

Le Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), affirme dans un communiqué que son siège a été « illégalement envahi par des groupes de miliciens fortement armés » ce 29 novembre.

Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com

Créé le 29 novembre 2025 16:20

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