Retour d’Alpha Condé : Le RPG arc-en-ciel s’insurge contre la condamnation de ses militantes

Saloum Cissé

CONAKRY-Le RPG arc-en-ciel vient de réagir suite à la condamnation de neuf de ses militantes par un tribunal à Kankan. Ces femmes ont été reconnues coupables de « participation délictueuse à un attroupement interdit ». Auparavant, elles avaient manifesté pour le retour d’Alpha Condé, en exil médical depuis un an en Turquie.

Cette décision du tribunal de première instance de Kankan offusque les responsables du bureau politique national du RPG arc-en-ciel. Interrogé ce vendredi 2 juin 2023, le secrétaire général de l’ex-parti au pouvoir, a exprimé sa déception.

« Cela nous déçoit à plus d’un titre. Quand les gens expriment leurs sentiments dans la rue ou au niveau d’un siège, on ne peut pas les condamner pour ça. Il faut savoir quand-même que la liberté d’expression est consacrée par la loi. Nous allons de déception en déception, c’est cela la réalité », exprime Saloum Cissé.

Deux des prévenues sur neuf reconnues coupables des faits ‘’de participation délictueuse à un attroupement interdit’’ ont été condamnés à six (6) mois d’emprisonnement, dont quatre (4) mois avec sursis et au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens chacune. Les autres ont écopé de six (6) mois d’emprisonnement avec sursis et au paiement d’une amende de 500 000 fg chacune.

« Ces femmes là ont manifesté sans même le balai dans les mains. Il n’y a pas eu de violences, rien. Comment on peut quand-même les trimballer en justice ? Au nom de quel délit ? Nous sommes vraiment surpris… », fustige M. Cissé.

Quelles actions entreprendre ?

Le RPG dit vouloir observer les choses avant de décider quoi que ce soit. « Nous attendons de voir. Une seule personne ne peut pas décider de cela. Il faut une réunion de la direction nationale pour que le problème soit analysé, mûri et que ça soit une décision collective », souligne Saloum Cissé.

« Je suis en contact avec les parents (des prévenues). Ils n’ont qu’à être rassurés que nous partageons les peines et que notre salut c’est la libération de nos partenaires dans l’immédiat. Parce qu’on ne peut pas dire que la liberté de parole ou de manifestation est consacrée et après, on arrête les gens qui ont exercé ces droits. Ce n’est pas normal dans un état de droit », dénonce l’ancien député.

Dansa Camara DC

Pour Africaguinee.com

Créé le 2 juin 2023 20:17

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