Redressement de l’OGP : Aladji Cellou Camara pose les jalons d’un renouveau durable

CONAKRY – Aladji Cellou Camara a réussi en un temps record (un an) à sortir l’Office Guinéen de Publicité (OGP) du gouffre dans lequel il était englué. Aux commandes de cette institution longtemps fragilisée par des carences structurelles et un passif financier pesant, le nouveau patron de l’OGP, fort d’un soutien sans faille du Président Mamadi Doumbouya, de son Premier ministre Amadou Oury Bah, et surtout du Conseil d’Administration, a procédé un diagnostic sans complaisance. Alors que tous les signaux étaient au rouge lorsqu’il prenait la tête de cet EPA le 21 décembre 2021, Aladji Cellou Camara a fait preuve de rigueur, de pédagogie et d’une résilience hors-pairs. Si le chemin vers la stabilité totale reste escarpé, aujourd’hui une évidence s’impose: Le navire a résisté aux tempêtes.

Loin des triomphalismes de circonstance, Aladji Cellou Camara dresse le portrait d’une année de transition, marquée par une lutte permanente pour la survie de l’institution. « Nous n’avons pas réglé tous les problèmes, nous n’avons pas atteint tous nos objectifs de l’année, mais le bateau n’a pas coulé », admet-il. Une métaphore maritime qui illustre la violence des « vents contraires » auxquels l’office a dû faire face, mais dont il est ressorti avec une structure préservée.

Ce maintien à flot ne relève pas du hasard. Le premier responsable de l’OGP souligne l’importance d’un alignement stratégique au sommet de l’État. Il attribue la résilience de l’institution à un soutien constant du Chef de l’État et du Premier ministre, ainsi qu’à une collaboration étroite avec le Conseil d’Administration. Pour l’expert de la communication publique, cet appui institutionnel a agi comme une bouée de sauvetage, permettant de restaurer une gouvernance plus rigoureuse et de rassurer les partenaires.

Toutefois, l’horizon n’est pas totalement dégagé. Le Directeur général pointe du doigt une entrave majeure : l’accumulation historique des dettes et des déficits. Ce lourd passif qu’il qualifie d’« épineux », est une hypothèque sur l’avenir que même les experts les plus optimistes ne voient pas disparaître de sitôt. « Il faudra une génération entière pour en venir à bout », nuance-t-il.

2026, l’heure de la relance

A l’OGP, la profondeur du gouffre financier hérité des gestions antérieures est abyssale, certes, mais un nouvel horizon empreint d’espoir émerge. Cette lucidité sur les difficultés présentes n’entame en rien l’optimisme du dirigeant pour les cycles à venir. Pour Aladji Cellou Camara, l’heure est désormais à la projection. « 2026 s’annonce déjà bien », assure-t-il. Les réformes audacieuses de fond engagées ces derniers mois commencent à produire leurs premiers effets.

Son objectif est désormais de passer de la phase de résistance à celle de la performance durable. En stabilisant ses bases, l’OGP ambitionne de se repositionner comme le pivot central et incontournable du paysage publicitaire guinéen. Si l’institution n’est pas encore arrivée à bon port, elle a prouvé qu’elle disposait désormais de la structure nécessaire pour naviguer vers des eaux plus calmes et plus prospères.

Focus Africaguinee.com

Créé le 22 décembre 2025 08:23

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