Pétrolier arraisonné en Belgique sous « faux pavillon guinéen » : Ce que compte faire Conakry

CONAKRY – La Guinée ne compte pas rester spectatrice face à l’usurpation de son identité maritime. Suite à l’arraisonnement d’un pétrolier soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe par les forces spéciales belges le week-end dernier, le Gouvernement guinéen tape sur la table. Des investigations approfondies ont été annoncées pour “démasquer” les auteurs de cette “fraude” internationale qui ternit l’image du pays.

Le navire suspecté de contourner les sanctions internationales contre la Russie, a été dérouté vers les eaux territoriales belges sur ordre du procureur du Roi de Flandre occidentale. L’équipage est composé d’un capitaine russe, de sept officiers (trois d’origine indienne, trois d’origine géorgienne et un d’origine indonésienne) ainsi que de treize autres membres d’équipage, tous d’origine indienne, selon la police de la Navale belge qui a procédé au contrôle des 21 personnes présentes à bord. L’utilisation de faux certificats, attestant que le navire naviguait sous un faux pavillon guinéen a également été décelé, selon la presse belge.

Une usurpation qui ternit l’image du pays

Interrogé sur cette affaire, le ministre des Transports et porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a exprimé une vive préoccupation. C’est en effet la deuxième fois en quelques mois qu’un navire est intercepté en arborant illégalement les couleurs de la République de Guinée.

« C’est un problème. Puisqu’en l’espace de quelques mois seulement, c’est le deuxième bateau arraisonné qui porterait le pavillon guinéen. Or, en droit maritime international, le pavillon détermine la nationalité du navire. À ce jour, la Guinée n’a délivré aucun pavillon de ce type. C’est une situation qui nous préoccupe au plus haut point », a déclaré le ministre sur Rfi.

Vers un arbitrage international ?

Évoquant un acte de « faux et usage de faux » Ousmane Gaoual Diallo prévient que Conakry ira jusqu’au bout pour protéger sa souveraineté maritime.

« Cela ternit l’image de notre pays. La Guinée ne restera pas les bras croisés. Des investigations vont être engagées. Si des États sont derrière ces manœuvres, des dispositions seront prises pour que cela cesse dans les meilleurs délais. Le cas échéant, nous solliciterons l’arbitrage de l’Organisation Maritime Internationale », annonce le ministre des Transport.

Africaguinee.com

Créé le 4 mars 2026 13:43

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