Permis moto et régulation des taxis : Ousmane Gaoual Diallo brandit la « tolérance zéro »

CONAKRY-S’agit-il de la fin de l’anarchie sur les routes guinéennes? Face à la recrudescence des accidents et au désordre dans le secteur du transport par moto, le gouvernement durcit le ton. Ousmane Gaoual Diallo, Ministre des Transports, a prévenu : l’obtention du permis de conduire devient impérative pour tous les motocyclistes, et la phase de répression s’annonce impitoyable, avec des audiences foraines pour juger les contrevenants sur-le-champ.

Le ton est ferme, direct et sans équivoque. Le temps de la pédagogie touchera bientôt à sa fin pour laisser place à ce que le Ministre des Transports qualifie d’« opération coup de poing ». Alors que le parc de deux-roues explose en Guinée, l’État a décidé de siffler la fin de la récréation en imposant le respect strict du Code de la route.

Ousmane Gaoual Diallo a tenu à clarifier les nouvelles règles du jeu avec un objectif double : généraliser le permis de conduire pour tout détenteur de moto, mais aussi réglementer spécifiquement l’activité de taxi-moto. Selon le ministre, savoir conduire ne suffit pas pour transporter des passagers à titre onéreux.

« Nous allons leur faciliter la situation pour qu’on leur donne des permis. Ça va être obligatoire pour tout le monde. Si en plus de votre permis de moto, vous voulez faire de taxi-moto, ça aussi il faut prendre une licence pour ça. Ce n’est pas n’importe quel détenteur de permis moto qui est taxi-maître. Moi j’ai une voiture, je sais conduire mais je ne peux pas faire le taxi, ce n’est pas mon travail. Faire le taxi, c’est une activité professionnelle, réglementée et qui n’est pas à la portée de n’importe quel propriétaire de voiture disposant d’un permis de conduire. Transporter les gens est une responsabilité », a martelé le ministre des Transports.

Vers une justice de proximité immédiate?

Mais c’est sur le volet répressif que le porte-parole du gouvernement a le plus insisté. Il annonce un dispositif inédit impliquant directement l’appareil judiciaire sur le terrain.

« Après la sensibilisation, ça sera une opération coup de poings. Pendant plusieurs semaines, il y aura des contrôles sur la route. Il y aura des gendarmes, des policiers, la justice… Pourquoi la justice ? Parce que lorsqu’on vous arrêtera en infraction, on va vous juger, vous condamner sur place et vous amener là où vous devez être. On ne va plus perdre le temps. Si on vous prend sans permis vous n’aurez pas le temps de revenir à la maison. C’est sur place que vous subirez la sanction. Si la sanction doit vous amener en prison, vous irez en prison », a-t-il averti.

La sécurité avant tout

Cette fermeté affichée intervient alors que les accidents de la route, impliquant majoritairement des engins à deux roues, continuent d’endeuiller des familles quotidiennement en Guinée. Pour le ministre, cette rigueur est le seul moyen de protéger les usagers contre eux-mêmes et contre l’incivisme ambiant.

« Il faut qu’on comprenne qu’on ne doit pas s’amuser avec la vie de nos concitoyens. On fera tout ce qui est légalement accepté pour que les dispositions du code de la route soient respectées », a-t-il prévenu.

A suivre!

Africaguinee.com

Créé le 26 novembre 2025 12:41

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