Organisation des élections: l’UFDG soulève de nouvelles inquiétudes…
CONAKRY–Alors que le Gouvernement promet une « nouvelle ère de stabilité » dans l’organisation des élections en Guinée, la nomination de madame Djénabou Touré à la tête de la Direction Générale des Élections (DGE) a ravivé les inquiétudes de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG)
Le parti de Cellou Dalein Diallo exprime son opposition ferme à l’organisation des prochaines élections par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).
Souleymane Konaté, responsable de la communication de l’UFDG, a clairement exprimé la position du parti, en expliquant les raisons profondes de cette opposition. Selon lui, la DGE, désormais sous la direction de madame Camara Zénab Touré, est un organe purement administratif rattaché au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Il accuse ce département de manquer de “neutralité” et surtout d’être un instrument au service d’un “agenda politique”.
“La Direction Générale des Élections qu’elle (madame Djénabou Touré) dirigera désormais est un organe purement administratif, rattaché au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (…) devenu un instrument au service d’un agenda politique : celui d’imposer la candidature du Général Mamadi Doumbouya”, accuse M. Konaté.
L’autre inquiétude soulevée par ce cadre de l’UFDG est lié au fait que les les postes de préfets, sous-préfets et gouverneurs sont systématiquement confiés à des officiers militaires. Selon lui, ces administrateurs territoriaux qui ont un rôle clef à jouer dans l’organisation des élection, sont souvent “sans aucune expérience administrative, encore moins électorale ou politique. »

Quant aux maires, ils sont progressivement remplacés par des délégations spéciales, désignées sur la base d’un “militantisme zélé”, selon l’UFDG. La nomination par décret présidentiel des représentants locaux de la DGE, censés être les acteurs clés des opérations électorales au niveau communal et préfectoral, est un autre motif d’inquiétude majeur.
Pour l’UFDG, il s’agit d’un « verrouillage militaire et institutionnel qui se met ainsi en place, méthodiquement, dans l’unique but de confisquer le pouvoir par la force et par la ruse. » Le parti de l’ancien Premier ministre craint une éventuelle impasse politique qui pourrait être dommageable au pays.
A suivre !
Africaguinee.com
Créé le 24 juillet 2025 17:44Nous vous proposons aussi
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