« Notre domaine n’est pas un cimetière » : La vérité des documents autour d’un terrain « litigieux » à Kénendé Plateau
DUBREKA- À Dubréka, un conflit foncier autour d’un terrain mitoyen au cimetière de Kénendé Plateau suscite de vives tensions. Alors que des citoyens crient au bradage d’un espace public, la famille propriétaire des parcelles litigieuses brise le silence. Documents à l’appui, elle affirme être dans son plein droit et attend les conclusions imminentes des autorités de l’Habitat pour reprendre ses travaux de terrassement.

Dimanche dernier, il y a eu une vive altercation dans cette localité. L’affaire qui a failli dégénérer en drame, a été dévoilée par Africaguinee.com dans un article publié ce mercredi, à la suite d’un reportage immersif sur la destruction de l’environnement dans la zone.
Ce jeudi, notre rédaction a recueilli les témoignages d’un membre de la famille se réclamant propriétaire du domaine litigieux. Selon certaines accusations, une partie de ce terrain aurait été « bradée » et transformée en un site d’extraction de terre destinée au remblayage dans d’autres localités éloignées de Kénendé.
« Notre domaine n’est pas un cimetière »
« Notre domaine n’est pas un cimetière », a tranché un proche du propriétaire des quatre parcelles contiguës au cimetière de Kénendé Plateau.

Dans ses justifications, cet interlocuteur, qui a requis l’anonymat, a précisé que sa famille dispose de quatre parcelles situées à proximité du cimetière. Toutefois, explique-t-il : « Nous avons constaté qu’ils avaient empiété sur notre parcelle sur environ 5 mètres de large et 30 mètres de long pour y enterrer des corps. Par respect pour les défunts, nous avons offert ces espaces occupés au cimetière. Pour le reste des quatre parcelles, nous avons décidé de procéder à un décapage afin de mettre le terrain à niveau et pouvoir l’utiliser. Avant d’entamer les travaux, nous nous sommes rendus à la Direction de l’habitat. Les agents sont venus procéder à une vérification et nous ont confirmé que notre domaine ne faisait pas partie du cimetière. La gendarmerie a conclu la même chose. Nous avons donc commencé les travaux, et le chef de quartier ainsi que le chef de secteur en sont informés. »
Documents à l’appui, notamment des plans de masse, notre interlocuteur affirme que le domaine litigieux est parfaitement délimité et en règle.

Un domaine acquis il y a 19 ans
« La personne qui nous a vendu le domaine l’avait acheté en 2007. C’est elle qui nous a revendu ces parcelles cette année même… Nous voulons mettre le terrain à niveau parce que nous ne comptons pas en faire une zone d’habitation, mais plutôt un espace pour stationner des camions. Pour cela, il faut que le sol soit plat. Nous avons donc voulu l’aplâtir pour atteindre le niveau zéro. Une fondation a même été coulée sur l’ensemble des quatre parcelles. Deux d’entre elles sont closes dans une cour, tandis que les deux autres ne le sont pas, bien que la fondation les entoure. Les personnes qui ont empiété sur notre propriété ont dépassé les limites du cimetière et ont franchi cette fondation », révèle notre source.

Le moment où tout a basculé
Ce proche du propriétaire précise qu’il n’y a pas eu d’affrontement physique dimanche dernier, mais que les menaces ont été nombreuses.
« Certains sages du quartier sont venus nous sommer d’arrêter les travaux et d’arraisonner lles machines. Le ton est monté. Je suis allé appeler les autorités, notamment la gendarmerie de Dubréka. Les agents leur ont montré les limites du terrain. Certains sages ont alors reconnu que la zone n’était pas un cimetière. Ceux qui contestaient encore se sont rendus à la gendarmerie, puis à l’Habitat. Après vérification, il a été confirmé qu’il s’agissait bien de nos parcelles. À leur retour sur le site, les autorités ont rappelé les notables pour les informer, mais ces derniers n’ont pas trouvé grand-chose à redire », a-t-il témoigné.

L’affaire est désormais entre les mains des Officiers de police judiciaire (OPJ) de Dubréka. « Aujourd’hui encore, nous étions à l’Habitat et nous avons reçu le plan de lotissement. Les autorités ont tranché en notre faveur et nous ont autorisés à reprendre les travaux. Cependant, nous attendons la publication officielle du rapport de vérification, qui devrait être délivré par la Direction de l’habitat dans un délai de 72 heures à compter d’hier », ajoute-t-il.

Et de conclure : « Tout cela prouve que notre domaine a été légalement acquis. »
Dossier à suivre!
Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
Créé le 26 juin 2026 08:43Nous vous proposons aussi
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étiquettes: conflit domanial, Dubréka









