Massacres du 28 septembre en Guinée : A quand l’ouverture du procès ?

Cheick Sako, Ministre d'Etat chargé e la justice

CONAKRY- Six ans après le massacre du 28 septembre 2009, l’instruction n’est toujours pas clôturée, alors que plus 400 victimes ont déjà été entendues, et 14 personnes dont l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara ont été inculpées. La Fédération Internationale des ligues de Droits de l’Homme (FIDH) qui est partie civile dans cette affaire, demande la clôture de l’instruction pour envisager rapidement un procès.

« La procédure de l’instruction du dossier 28 septembre suit son cours. L’instruction devrait toucher à sa fin. Le ministre de la Justice avait annoncé que l’instruction serait clôturée probablement en 2016, avant les vacances judicaires au mois de juillet. C’est aujourd’hui peu probable. Mais nous, on avait demandé à ce que cette instruction puisse être clôturée maintenant rapidement, même s’il reste encore quelques actes à accomplir. Mais l’essentiel du travail a été réalisé. Il faudrait maintenant clôturer cette instruction dans les prochaines semaines pour pouvoir envisager un procès rapidement. Le temps est compté », indique Florent GEEL, qui s’est confié ce jeudi 9 juin 2016, à un journaliste de notre rédaction.

Depuis l’ouverture de l’instruction judiciaire sur cette affaire de crime qui a coûté la vie à 157 civils, selon l’ONU, plus 400 victimes ainsi que des témoins ont été entendues. 14 personnalités militaires et civiles dont l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara ont été inculpées. En visite à Conakry, en février dernier, la Présidente d’honneur de la Fédération Internationale des ligues de Droits de l’Homme (FIDH) avait estimé que cela n’est pas suffisant. « Il y a 14 inculpés, mais cela ne suffit pas. Il y a encore des manques dans ce dossier », avait lancé madame Souhayr Belhassen, soulignant que les manques les plus importants, étaient le cas de Toumba Diakité et de Sékouba Konaté. « On ne peut pas garder le silence encore sur ces deux témoins importants », a-t-elle dit, à l’époque.

Ces deux personnalités ont-elles été entendues à ce jour ? Pas sûr ! « Ces actes d’enquêtes n’ont pas été réalisés à notre connaissance. C’est fort regrettable. Toumba Diakité est encore en fuite. On a toujours dit qu’il devait répondre de ses actes et donner sa version des faits. S’il ne le fait pas, il sera jugé par défaut. L’ancien Président de la transition a dit qu’il a transmis certaines informations à la Cour Pénale internationale. Il devrait pouvoir être entendu de lui-même. Mais à un moment aussi, il faut avancer. La plupart des témoins, des victimes ont déjà été entendu, un certain nombre de personnes sont accusées ou sont en détention », lance le Responsable du Bureau Afrique de la FIDH.

Affaire à suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 31 11 12

Créé le 9 juin 2016 19:48

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