L’ultime appel de Kouyaté vis-à-vis de Sidya, Cellou et cie : « il est temps de venir… à quoi bon faire tuer nos enfants ? »

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CONAKRY-Ils ont été des compagnons de toutes les luttes durant le premier mandat du régime d’Alpha Condé. Lansana Kouyaté, Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo ont mené le combat ensemble pour « contraindre » Alpha Condé, à l’époque chef d’Etat, à organiser des élections législatives. Mais les chemins des trois anciens ministres se sont séparés par la suite.

Alors que la Guinée est en transition depuis le 05 septembre 2021, Lansana Kouyaté perçu comme un « partenaire » des autorités actuelles a pris part au dialogue longtemps réclamé par la classe politique tandis que les autres ont opté pour le « boycott ». Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo vivent en exil depuis leur expulsion de leurs résidences respectives par les tombeurs d’Alpha Condé. Dans le sillage de la nouvelle année 2024, le leader du PEDN a profité pour leur lancer un appel afin d’accepter de revenir et prendre part au dialogue. Lansana Kouyaté estime que l’une des conditions (délocalisation du dialogue) posées par ses anciens collègues de l’opposition ne se justifie pas dans le contexte guinéen.

« Nos frères qui ne sont pas venus, nous pensons qu’ils doivent être là. Très sincèrement, très honnêtement, ce n’est pas de la démagogie. Nous ne désespérons pas parce que c’est nous qui avons demandé que le dialogue soit ouvert de façon permanente et inclusive. Inclusivité voulant dire la participation de tous », relève Lansana Kouyaté.

L’ancien Premier ministre explique la délocalisation (du dialogue) sera difficile à comprendre parce que la Guinée bénéficie de l’intégrité de son territoire. Lansana Kouyaté indique qu’on doit arrêter d’amener chaque fois, quand les règles ne le permettent pas, les enfants à s’exposer eux-mêmes pour mourir.

« Aucune parcelle de notre territoire n’est occupé par aucune force ni intérieure ni extérieure. C’est un État central, un État de transition qui existe mais qui mène l’Administration de ce pays. On ne peut pas alors penser qu’on aille où que ce soit étant donné que le territoire n’est pas occupé. Ce ne fut pas le cas de beaucoup de pays hélas, où tout le monde a été appelé à aller ailleurs pour discuter de la paix dans le pays.

A quoi bon faire tuer nos enfants ?

La paix existe ici avec les Guinéens mais à quoi bon faire tuer nos enfants ? La liberté oui mais elle s’arrête là où commence la sécurité, la sauvegarde de la vie des personnes. En cela, on doit arrêter d’amener chaque fois, quand les règles ne le permettent pas, les enfants à s’exposer eux-mêmes pour mourir pour une cause dont ils ne savent même pas toujours ce que ça veut dire », déclare Lansana Kouyaté qui lance un appel.

« Nous lançons un appel à ceux qui ne sont pas encore là, il est temps de venir et le PEDN déploiera tous les efforts possibles pour que chacun vienne et qu’on soit autour de la même table. C’est de cela dont on a besoin pour que la Guinée soit une Guinée respectée et respectable qui avance ».

A suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le 2 janvier 2024 10:55

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