Le Gouvernement fait planer le doute sur le référendum d’ici fin 2024 : « d’autres faits peuvent faire que ça ne se réalise pas… »

CONAKRY- La Guinée se dotera-t-elle d’une nouvelle constitution d’ici fin décembre 2024 ? Rien n’est encore sûr à 100%. Après le report sine-die du retour à l’ordre constitutionnel initialement prévu en début 2025, ce jeudi 25 juillet 2024, le ministre porte-parole du Gouvernement a laissé planer l’incertitude sur la tenue du référendum avant la fin de l’année en cours, un engagement pris par le Chef de l’Etat.

Ousmane Gaoual Diallo déclare que le gouvernement de transition travaille pour la tenue du référendum à la fin de cette année, mais si des éléments du contexte justifient que ce référendum soit reporté ultérieurement, alors le gouvernement agira ainsi.

« Dans le calendrier connu actuellement et officiel, nous travaillons pour que le référendum se tienne en fin d’année. Mais de toute façon, un calendrier c’est une projection. D’autres faits peuvent faire que ça ne se réalise pas. Nous sommes dans la projection de faire ce référendum en fin d’année, à présent il n’y a pas d’éléments contraires. Mais si les éléments du contexte justifient que ce soit remis à l’année prochaine mais ça sera remis à l’année prochaine. J’ai toujours soutenu l’idée qu’il n’y a personne qui détient un fouet derrière la Guinée pour dicter ce qu’on doit faire. Ce n’est pas comme ça que ça marche, un Etat s’organise en fonction de ses propres paramètres et avance. Quant à l’idée de dire ‘’la fin de la transition’’ ; il faut relativiser toute chose.

Le retour à l’ordre constitutionnel est enclenché (…) Nous avons des hypothèses et des objectifs qui sont assignés sur trois rubriques (social, politique et économique) qui sont en train de structurer tous les autres éléments y compris le calendrier qui va être fait. Il y a des objectifs qui sont assignés à tout ça, donc, si les objectifs sont atteints, la transition prendra fin. Il faut que les gens arrêtent de nous demander c’est quand (la fin de la transition ndlr) », a expliqué Ousmane Gaoual Diallo.

Accord avec la Cedeao

Pour le Général Amara Camara, l’accord que les autorités de la transition ont signé avec la CEDEAO ne donne pas une date limite pour la fin de la transition. Selon lui, l’accord peut être revu à tout moment.

« Il y a beaucoup de choses qui sont dites dans le courrier qui a été échangé entre la CEDEAO et les autorités de la transition par rapport au chronogramme de la transition. La date du 31 décembre 2024 est effectivement mentionnée dans ce courrier là, mais la phrase qui précède cette date dit ‘’avec la CEDEAO dans un compromis dynamique’’, cette phrase n’intéresse personne. Ça voudrait dire qu’à chaque étape, à chaque phase, avec la CEDEAO on va s’asseoir pour faire des réévaluations pour ajuster le curseur. Mais cette phrase n’intéresse personne », déplore le ministre porte-parole de la Présidence.

Il affirme qu’une élection ne peut pas se tenir sans la paix et la quiétude. « Il va falloir que tout le monde soit sensibilisé au fait qu’une élection c’est dans la paix, la quiétude et dans la concorde. Nous allons concourir à ce que cette paix et cette quiétude soient garantie pour que le processus que la transition vit aujourd’hui ne soit pas interrompu pour qu’on ait très rapidement une constitution à partir du référendum et également que le RAVEC nous donne un fichier électoral propre. Et que ce fichier électoral nous permette d’aller à des élections de la base au sommet », a lancé Général Amara Camara.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le 25 juillet 2024 17:13

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