Le cri de cœur de Mohamed Condé, amputé lors d’un conflit opposant deux villages à Kankan : « Je supplie les bonnes âmes de m’aider… »

Sa situation sanitaire à la fois douloureuse et pathétique. Ancien apprenti soudeur, promis à un avenir radieux, Mohamed Condé a subi les affres d’une haine inouïe suite à un conflit domanial qui a opposé les habitants de deux villages (Baranama et Sanana) de Kankan. Les faits remontent au mois de septembre 2024.

Ce jeune a eu la malchance de se retrouver au mauvais endroit et au mauvais moment devant des personnes hystériques, qui lui ont injustement amputé les membres supérieurs avec des machettes. Rencontré, il explique qu’à la veille des faits, lui et trois de ses amis avait décidé de se rendre à Kankan après avoir célébré la fête de Tabaski dans leur village. Après Bérédou Baranama, ils ont été pourchassés par des motards transportant au moins quatorze personnes.

« Nous n’étions pas au courant de ce conflit. Quand nous avons dépassé le village, soudain, nous avons été rattrapés par une foule en colère. Les gens nous ont demandé si nous n’étions pas au courant du conflit. Non avons répondu par la négative. Ils nous ont stoppés net et ramenés de force au village pour nous séquestrer dans une chambre jusqu’à 23 heures en nous menaçant de mort. Ils ont tiré sur deux de mes amis. Quant à moi, un homme a tenté de me frapper à la tête avec une machette. J’ai levé mes bras pour me protéger… malheureusement j’ai été grièvement blessé », raconte-t-il désespéré.

Une intervention inattendue des militaires lui a permis de sortir de cet enfer pour être transporté d’urgence aux d’urgence de l’hôpital régional de Kankan. Il y a certes reçu des soins, mais il n’a jusque-là pas retrouvé l’usage de ses membres supérieurs.

Mohamed sur son lit d’hôpital après les violences

Désemparé, dépourvu de boussole, il lance un appel pressant aux personnes de bonne volonté, et au président de la République, le général Mamadi Doumbouya pour lui venir en aide :

« Je ne peux plus rien faire avec mes bras. Je supplie les bonnes âmes en premier le président de m’aider à bénéficier de soins plus appropriés, car je souffre. J’ai besoin de mains fonctionnelles pour ne pas dépendre des autres », implore-t-il.

Son frère aîné et maître, a pris en charge les frais de ses premiers soins médicaux. Grâce à l’implication de l’inspectrice régionale de l’Action sociale, il a obtenu l’autorisation de se rendre à Conakry pour s’acheter des prothèses.

« En dépit de toutes les démarches, l’état de santé de mon frère reste critique. Il est totalement dépendant. Nous sollicitons l’aide des bonnes volontés pour l’évacuer dans l’espoir de bénéficier de soins plus appropriés.  Si cela est, il pourrait retrouver l’usage de ses membres et être autonome. Monsieur le président, aidez-nous », plaide Kandas Condé.

Si vous souhaitez aider ce jeune, merci de le joindre au numéro suivant : 628949499

 

Sayon Camara

Pour Africaguinee.com

Créé le 8 avril 2025 11:29

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