Jean-Marie Doré de l’UPG: « Ce que je crains, c’est l’après élection… »

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CONAKRY-Malgré le compromis obtenu samedi pour la tenue des législatives le 28 septembre, l'ancien premier ministre Jean-Marie Doré  ne cache pas ses craintes pour son pays.Car dit-il, l'enjeu principal, c'est "l'après élection" où des violences risquent d'éclater en cas de contestation des résultats.

"Ce que je crains, ce n'est pas d'aller aux élections mais l'après-élection. Connaissant ce pays, s'il y a des gens qui n'ont pas les résultats attendus et espérés, même si un leader est sage, la base n'acceptera pas. Il y aura des débordements à la base si l'on y prend garde", a affirmé Jean-Marie Doré au micro de nos confrères de l'AFP.

Pour le leader de l'Union pour le progrès de la Guinée (UPG), le compromis obtenu samedi pour reporter les législatives au 28 septembre est insuffisant pour assurer un scrutin libre et transparent.

Dimanche, des incidents avaient éclaté dans un quartier de Conakry où des militants et opposants du parti présidentiel se sont affrontés.

Lundi, les violences ont dégénéré dans plusieurs quartiers de la banlieue de Conakry proches de l'opposition. Un élève gendarme a été tué et on dénombre plus d'une dizaine de blessés.

Le mouvance présidentielle et l'opposition ont lancé lundi soir un appel au calme pour la tenue de ce scrutin samedi prochain.

Plus de dix ans après les élections parlementaires de 2002, les guinéens vont de nouveau élire leurs représentants à l'assemblée nationale.

Plus de 5 millions d'électeurs guinéens sont attendus dans les 11.998 bureaux de vote pour élire 114 députés de l'assemblée nationale.

Nous y reviendrons.

   Ahmed Tounkara
   Pour Africaguinee.com

 

Créé le 24 septembre 2013 18:00

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