Insécurité à Conakry : une famille attaquée à Simanbossia, de fortes sommes d’argent emportées…
CONAKRY- Dans la nuit de dimanche à lundi, la famille d’Elhadj Oumar Tounkara a été attaquée par au moins quatre individus armés de PMAK. Lors de cette visite inopinée et indésirable survenue aux environs de 3 heures à 4 heures du matin, les présumés bandits ont ligoté un jeune homme et ont volé des fortes sommes d’argent dont des devises et du franc guinéen. Les assaillants ont également dérobé six téléphones portables, dont quatre de marque Samsung et iPhone. (Image d’illustration).
Rencontrée ce mardi 9 juillet 2024 à son domicile à Simanbossia, dans la commune de Lambanyi, la victime est revenue sur ces moments de terreur qu’il a vécu avec sa famille.
« C’est dans la nuit du dimanche qu’on a reçu la visite d’un gang composé d’au moins quatre personnes dont trois étaient munis chacun d’une arme de marque PMAK et le quatrième avait une hache, un couteau et pied de biche. Quand ils ont défoncé la porte du bâtiment, ils ont mis une fille qui était au rez-de-chaussée au respect. Les cris et appels à l’aide nous ont alertés, nous avons compris qu’il y avait un danger. Constatant que nous étions attaqués, on a décidé de se faufiler dans une pièce de la maison. Dans leurs fouilles ils sont rentrés dans la pièce où était ma femme. Ils lui ont posé un feu roulant de questions telles que : où est ton mari ? Elle leur a dit que j’étais en voyage. Ils lui ont demandé de sortir l’argent, elle leur a dit qu’ils avaient déjà tout pris. Ils ont insisté pour leur montrer le coffre-fort.
C’est comme s’ils ont dans leur groupe quelqu’un qui connaît le bâtiment, mais mon épouse a insisté qu’il n’y a pas de coffre-fort. Sur cette question madame n’a finalement pas trop insisté. Au finish ils ont défoncé la porte, ils ont fait ce qu’ils voulaient. Puisqu’ils étaient satisfaits de leur opération, ils sont repartis sans tirer aucun coup de feu. Bon ! Le montant est trop quand même je préfère ne pas estimer parce que je ne connais pas le montant exact. Retenez simplement que c’est une forte somme qui est partie, il y avait des devise et du francs guinéen. Ils ont aussi pris six téléphones de marque Samsung et iPhone« , a expliqué El Hadj Oumar Tounkara.
« Après leur départ nous sommes aussi sortis. Mon grand souci était le sort du jeune qui était dans une autre pièce de la cour surtout que déjà j’ai appelé son numéro plusieurs fois il n’avait pas décroché. Finalement nous avons compris qu’il était vivant mais ligoté et sa bouche bandée. De l’autre côté le chauffeur qui était aussi dans une autre chambre on l’a appelé à plusieurs reprises sans succès nous avons tapé à sa porte avec toute la force que vous pouvez imaginer il n’a jamais répondu. On a insisté toujours avec force c’est après qu’il a ouvert la porte et nous a fait croire qu’il n’avait rien entendu après il a refermé sa porte sans demander la raison de la présence de tout le monde devant sa porte surtout à pareille heure. Pourtant mon beau-père qui a suivi tout le mouvement affirme l’avoir vu en train d’empêcher le chien d’aboyer et d’avancer les assaillants. 45 minutes après les agents de la BRB, sont venus eux aussi ont fait la même chose que nous mais le chauffeur n’a pas daigné ouvrir sa porte, c’est lorsqu’ils ont dit que c’est la police qu’il l’a ouverte. Finalement, et lui et un autre conducteur de taxi qui était garé derrière notre cour qu’ils ont retrouvé à bord de son véhicule avec un couteau et un coupe-coupe ont été arrêtés pour des fins d’enquête« , a ajouté le père de famille.
Pour finir, monsieur Tounkara Oumar affirme que les deux suspects sont en audition à la DPJ (direction centrale des investigations de la police Judiciaire). Il demande aux autorités de faire leur travail.
« Personnellement j’étais là-bas hier lundi, j’ai été longuement auditionné au niveau de de la DPJ et aujourd’hui mardi, c’est leur tour, ils sont là-bas actuellement. Franchement je n’ai rien à demander aux autorités. Elles savent ce qu’elles doivent faire donc qu’elles jouent leur rôle c’est le plus important. Mais, j’ai la peur au ventre, je n’arrive pas à dormir paisiblement« , a-t-il indiqué.
Dossier à suivre !
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 10 juillet 2024 10:05Nous vous proposons aussi
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