Indice des prix : L’oignon, l’huile de palme, le soumbara…la viande en hausse 

CONAKRY-À quelques jours du début du mois saint de Ramadan et du Carême chrétien, plusieurs denrées de grande consommation connaissent une hausse notable des prix sur les marchés de Conakry. Le constat a été fait ce lundi 9 février 2026 lors d’une ronde que nous avons effectuée dans plusieurs marchés de la capitale guinéenne. Sur les étals, les prix du sac d’oignon, du bidon de 20 litres d’huile rouge, du soumbara ainsi que du kilogramme de viande ont sensiblement augmenté, suscitant l’inquiétude des consommateurs.

Au marché de Cosa, Hadiatou Sow, vendeuse d’huile rouge et d’oignon, explique les raisons de cette flambée des prix.

« Depuis quelque temps, le prix du bidon de 20 litres d’huile rouge a fortement augmenté à cause de la rareté du produit et de la forte demande. Des acheteurs viennent du Mali, Bamako, du Sénégal à N’Zérékoré. Aujourd’hui, le bidon de 20 litres coûte entre 380 000 et 400 000 francs guinéens, alors qu’il se vendait auparavant à 220 000 FG. Quant au sac d’oignon, il est passé de 260 000 FG à 400 000 FG », a-t-elle expliqué.

Certains expliquent la hausse de l’oignon par congestion du port depuis quelques mois. Certains bateaux transportant cette denrée seraient toujours en rade.

Au marché de la Tannerie, Mamadama Bangoura, vendeuse de produits de grande consommation, indique que seul le soumbara a connu une hausse.

« Nous vendons du maïs, du soumbara et de la poudre de manioc. Le kilogramme de soumbara qui coûtait 35 000 FG est désormais vendu à 40 000 FG », a-t-elle précisé.

Même constat chez les bouchers. Selon Mamadou Djouma Bah, boucher à Conakry, le prix du kilo de la viande a également augmenté.

« Oui, la viande a connu une hausse de 5 000 FG. Le kilo qui se vendait à 65 000 FG coûte aujourd’hui 70 000 FG », a-t-il confirmé.

Toutefois, certaines denrées restent stables. À Koloma, Ibrahima Diallo, boutiquier, rassure que le riz et le sucre n’ont pas connu d’augmentation.

« Cette année, Dieu merci, le sac de riz est maintenu à 280 000 FG et le sac de sucre à 360 000 FG. En revanche, le bidon de 20 litres d’huile de palme a augmenté et se vend actuellement à 300 000 FG », a-t-il indiqué.

Du côté des consommateurs, la préoccupation demeure. Venue s’approvisionner en condiments, Mme Mansaré Binta Camara lance un appel aux autorités.

« Je remercie les autorités et le président Mamadi Doumbouya pour les rencontres avec les opérateurs économiques. Nous leur demandons de faire davantage afin que les prix de certaines denrées alimentaires diminuent sur les marchés. Nous avons constaté que le riz n’a pas augmenté, il faut faire le même effort pour les autres produits », a-t-elle plaidé.

Lors d’une récente rencontre avec les opérateurs économiques à la Chambre de commerce, le Directeur national du Commerce intérieur et de la Concurrence, Mohamed Traoré, a rassuré sur l’engagement du ministère du Commerce.

« Notre mission est de protéger le consommateur tout en garantissant la rentabilité des opérateurs économiques. Si l’opérateur ne fait pas de profit, c’est la population qui en souffre », a-t-il rappelé, précisant que les facilités accordées par l’État doivent impérativement se refléter sur les prix pratiqués sur les marchés, surtout à l’approche du Ramadan et du Carême.

Quant au président de la République Mamadi DOUMBOUYA, il a rencontré le secteur privé la semaine dernière.  Le chef  de l’État avait annoncé que l’Etat a décidé de consentir d’autres efforts importants.  Notamment la suppression des surestaries jusqu’au 31 mars prochain, ainsi que l’ouverture du port autonome de Conakry 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il a invité les opérateurs économiques à faire baisser les prix pour soulager les populations à l’occasion du ramadan et du carême. 

Dossier à suivre !

Mamadou Yaya Bah 

Pour Africaguinee.com

Créé le 9 février 2026 15:53

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