Guinée : un rapport qui accable les institutions d’enseignement supérieur…

Le Ministre Yéro Baldé et sa Cheffe de cabinet, Mme Zénab Camara

CONAKRY- Les résultats de l’opération de recensement biométrique des étudiants et du corps enseignant des institutions d’enseignement supérieur et professionnel ont été rendus publics ce Mercredi 1er Mars 2017.


Le Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Yéro Baldé, entouré des principaux cadres de son département, a révélé le contenu du rapport de cette opération de recensement. Lancée en octobre 2016 pour la zone spéciale de Conakry, cette opération a révélé que plus de 50% de l’effectif des étudiants des Universités publiques et privées se trouvant à Conakry sont des fictifs.

Sur un total de 85.585 étudiants inscrits dans les institutions d’enseignement supérieur publiques et privées, seuls 38.647 ont répondu favorablement à l’opération de recensement dans la zone de Conakry. La différence est énorme ! 46.938 cas seraient fictifs. Ce recensement a également permis de déceler 745 PV non existants, 86 autres enregistrés sous un autre nom. 71 cas de faux diplômes et des cas de doublon ont également été recensés.

Selon le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, plus de 50% des effectifs estudiantins sont des fictifs. Abdoulaye Yéro Baldé a indiqué que cette opération va continuer au niveau des étudiants de la première année avant de s’étendre dans les Universités de l’intérieur du pays pour finaliser le processus.

« Les statistiques globales, au niveau du privé, nous avons un écart de près de 60%, dans le public cet écart est de 42% environ. Le tout pris ensemble l’écart entre l’effectif annoncé et l’effectif biométrisé est de 55% à ce stade. L’Etat a perdu trop d’argent. Imaginez qu’il y a déjà 46.000 étudiants qui manquent à l’appel (…) C’est des centaines de milliards que l’Etat est en train de perdre chaque année. Nous ne savons pas la destination de ces centaines de milliards. Mais grâce à la biométrie, nous allons pouvoir maîtriser le budget de l’enseignement supérieur. Parce que l’argent du contribuable guinéen doit servir à la formation de nos enfants », a déclaré le Ministre Abdoulaye Yéro Baldé, expliquant que ce résultat est un signal d’alerte qui indique aux populations que le Président Alpha Condé a eu raison de lancer cette biométrie pour voir clair où va l’argent des guinéens.

Plus de 200 milliards d’économie par an

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur souligne également qu’avec la confirmation de plus de 50% de fictifs dans le système, son département projette de faire au minimum une économie oscillant entre 150 et 200 milliards ou plus par an. Il a promis que ces fonds seront investis dans les infrastructures, l’achat des équipements, la formation des formateurs et aussi l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

« Nous n’irons pas vite en besogne. Nous donnerons les résultats de la biométrie à chaque institution pour une réaction dans un délai bien déterminé. C’est possible qu’il y ait des erreurs, mais cela ne peut pas expliquer cet écart qui est si important », pronostique d’ores et déjà le Ministre Yéro Baldé.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel. : (00224) 655 311 112

 

Créé le 2 mars 2017 08:49

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