Guinée : Plus de trente ans après, l’ombre de Sékou Touré plane toujours…

Sékou Touré

CONAKRY- Plus de trente ans après sa mort, le spectre du premier président guinéen Ahmed Sékou Touré, continue toujours de planer sur la Guinée. Héros pour certains, bourreau pour d’autres, Sékou Touré continue de faire polémique.

Profitant d’une cérémonie funéraire d’une victime de la dictature de Sékou Touré, des fils et des veuves de victimes réunis en Association, ont profité pour  s’en prendre au premier régime.

‘’  Tout ce qui s’est passé dans les années sombres de la Guinée, c’est la faute à Sékou Touré. La vérité, même de nos jours, le système de Sékou demeure. Si la population est violentée jusqu’à maintenant, c’est parce que c’est le système de gouvernement  d’Ahmed Sékou qui continue’’, martèle Dr Tounkara Tibou, fils d’une victime du  régime de Sékou Touré.

Nadine Barry, veuve d’un disparu, pointe du doigt le comité actuel de réconciliation, mis en place par Alpha Condé qui  n’a jamais selon elle consulté l’AVCB, pour parler de ce thème qui intéresse tous les guinéens.

‘’C’est un comité de réconciliation du pays qui doit rencontrer toutes les associations. On ne pourra parler de réconciliation sans passé par la case vérité, il faut que tout le monde sache. Même si on met des comités de réconciliations nationales en place, si leur mission est juste d’aller voir des gens et leur dire réconcilier vous, c’est peine perdue. La réconciliation ce n’est pas un mot, mais un processus difficile et périlleux’’ a expliqué l’auteure de ‘’Grain de Sable’’.

Le député de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Fodé Marega, fils d’un ancien médecin, disparu sous le régime de Sékou Touré, dénonce le manque de volonté des autorités actuelles de mettre sur la table la problématique de ‘’Vérité et de réconciliation ‘’.

‘’On entend souvent  Alpha Condé dire qu’il y a souvent des  victimes du camp Boiro mais aussi les victimes du 04 juillet  1985. Comme si les victimes du camp Boiro étaient comptables de juillet 1985. A cette date, nos parents étaient déjà morts, donc ils n’ont rien à avoir avec cette histoire. On ne peut pas faire des parallèles comme ça. Dans ce pays lorsqu’on n’a rien à dire on parle d’ethnie. Dans notre association, on a des faits qui se sont produits, au-delà de toute justice. Ce système a broyé tout sur son passage en entrainant tous les malheurs successifs. La problématique  de cette violence d’Etat continue avec le régime actuel puis qu’il y  a l’impunité’’, a fustigé Fodé Marega.

 

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 655 31 11 13

 

 

Créé le 16 novembre 2015 08:01

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