Guinée : Le parti d’Alpha Condé accuse…

L'ancien président guinéen Alpha Condé

CONAKRY- Si la médiation des chefs religieux a permis la libération des activistes et leaders du Front National pour la Défense de la Constitution conformément aux préalables des forces vives, la question des anciens dignitaires du régime d’Alpha Condé reste bloquée.

Les autorités de la transition ne sont pas disposées à céder sur ce préalable relatif à la libération de Kassory Fofana, Mohamed Diané, Oyé Guilavogui et Amadou Damaro Camara, tous écroués pour corruption présumée.

Raison évoquée, « le jugement de ces hauts cadres est en cours à la CRIEF ». C’est du moins ce qu’a dit le premier ministre aux leaders religieux. Mais pour le RPG arc-en-ciel, ex parti au pouvoir, en réagissant de la sorte, le gouvernement veut diviser les forces vives qui, pourtant, ont clairement décliné leurs préalables dès au départ.

« L’intention du gouvernement c’est de semer la division au sein des Forces Vives. Sinon, ce n’est qu’une demande de réparation car après une année depuis que ces gens sont en détention, il n’y a pas de preuves contre eux, personne ne peut dire le contraire. Et si nous nous remettons à la promesse des religieux, c’était à eux de faire en sorte qu’il n’y ait pas cette partie prise, cette considération de deux poids, deux mesures entre ceux qui sont détenus », a déclaré Mar Yombouno, membre du bureau politique national du RPG arc-en-ciel.

N’empêche, dira-t-il, les Forces vives restent unies et c’est ça l’essentiel. « Vous avez suivi la déclaration des forces vives après celle des chefs religieux le dimanche 14 mai, le RPG reste une partie prenante de cette déclaration. Heureusement que les Forces Vives restent conscientes de ce cas de deux poids, deux mesures qui ne l’a pas influencée », explique Marc Yombouno.

Pour l’ancien ministre du commerce, il ne s’agit plus des préalables, mais plutôt de réparation en matière de droit. « Juridiquement, sur la base de quels textes ces cadres sont en prison ? C’est dépassé. Humainement, en termes de droits de l’homme ce n’est plus des erreurs mais des fautes. La conscience humaine demanderait à tout un chacun de réagir, de faire en sorte que ces personnes puissent regagner leurs familles.

Ce que le RPG et les Forces Vives ont demandé, ce n’est pas d’abandonner les poursuites judiciaires, c’est de respecter leurs droits, les laisser rester à la maison, ils sont assez responsables et peuvent se présenter à n’importe quel moment au besoin de la justice. Il n’y a rien de plus simple », soutient Marc Yombouno.

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 664 72 76 28  

Créé le 15 mai 2023 21:57

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