Guinée : Le conseiller politique de Cellou Dalein répond « cash » à Bah Oury…
CONAKRY-La sortie du Premier ministre Bah Oury sur le retour à l’ordre constitutionnel ne laisse pas de marbre les acteurs politiques. Alors que le Chef du Gouvernement affirme que le recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC) est indispensable pour obtenir un fichier électoral devant permettre d’organiser les élections, dans les rangs de l’UFDG, on parle d’une opération compliquée qu’un régime de transition ne saurait mener. Interrogé par Africaguinee.com, Abdoulaye Bah le conseiller politique de Cellou Dalein Diallo, est resté droit dans ses bottes.
« On ne parle pas encore de fichier à réaliser. C’est une opération extrêmement compliquée et techniquement longue pour un régime de transition, qui d’ailleurs, pourrait être confronté aux citoyens qui ne seraient pas enclins à les accompagner dans cette opération. Pour la simple raison que les gens sont extrêmement frustrés et désabusés. Personne n’est rassuré. Alors, quand une population n’est pas rassurée, elle ne va pas accompagner les autorités dans ce qu’elle peut. Jusque-là, nous ne voyons que des paroles, alors que sommes à 7 mois de la fin de l’accord signé entre le CNRD et la Cedeao. Il n’y a rien qui est fait concrètement pour rassurer les Guinéens que cette transition serait prête à prendre fin un jour », dénonce Abdoulaye Bah.
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Le conseiller politique de Cellou Dalein Diallo déclare que les propos de Bah Oury ne sont pas rassurants. « Ses propos et actes ne sont pas rassurants. Et je crains fort qu’il ne fasse l’objet, d’une grosse machination avec des conséquences graves pour sa carrière politique« , a-t-il indiqué, expliquant que si les accords conclus avec la CEDEAO ne sont pas respectés, la confiance avec la Communauté ouest-africaine prendra un coup.
« C’est très grave parce que cet accord a été conclu en toute liberté et les discours des autorités qui ont suivi l’accord ne sont pas allés dans le sens de respecter des engagements. Alors, si cet engagement n’est pas respecté, la confiance avec la Communauté ouest-africaine prendra un coup. Et si cet accord n’est pas respecté, encore la confiance avec la population guinéenne sera entachée. Nous estimons plutôt que la raison va les pousser à respecter les engagements pris vis-à-vis du peuple de Guinée », martèle l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia.
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 11 mai 2024 09:59Nous vous proposons aussi
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