Guinée: la liste des adversaires du Projet de Constitution grossit…
CONAKRY-Le projet de nouvelle Constitution, rendu public le lundi 30 juin 2025, ne fait pas l’unanimité en Guinée. Alors que le Gouvernement a entamé la campagne de vulgarisation du texte en vue de son adoption par référendum le 21 septembre prochain, des voix s’élèvent pour le dénoncer pour diverses raisons.
Ce lundi 14 juillet 2025, les Forces Vives de Guinée ont pris position par rapport à ce projet constitutionnel. Ce bloc -composé de coalitions politiques et sociales opposées à la conduite de la Transition-, rejette le texte.
Pourquoi ce rejet ? Les Forces Vives de Guinée invoquent le respect des dispositions de la charte de la Transition notamment les articles 46, 55, et 65 qui « interdisent la candidature du Général Mamadi Doumbouya et de tous les responsables de la Transition » aux élections organisées pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Les Forces Vives de Guinée promet de s’opposer à ce projet de constitution qui, selon elles, viole la charte de la Transition, et les engagements internationaux pris par la Guinée.
Quelques jours plutôt, d’autres formations politiques ont exprimé leur opposition par rapport au texte proposé. Au centre des controverses, la durée du mandat présidentiel qui passe à 7 ans, la limite d’âge des candidats ou encore de l’immunité accordée aux anciens chefs d’État etc. Mais pour l’universitaire Alhassane Makanéra Kaké, interrogé par Africaguinee.com, ces divergences sont nécessaires dans une démocratie.
“C’est justement ça la beauté de la démocratie. Il faut qu’on tourne le dos à la démocratie à la soviétique. Une Constitution n’a pas vocation à faire l’unanimité. Elle doit être soumise au débat, et chacun doit pouvoir s’exprimer librement. Ceux qui sont contre le projet ont parfaitement le droit de se battre, de mobiliser et de convaincre pour obtenir un vote négatif. Ceux qui soutiennent le texte doivent, de leur côté, faire valoir leurs arguments pour qu’il soit adopté. C’est ce qu’on appelle une démocratie vivante.
Pour être honnête, je ne serais pas rassuré si tout le monde disait « oui » sans réserve. L’unanimité est souvent le signe qu’il y a eu contrainte quelque part. Ce que nous devons viser, c’est une confrontation libre des idées, où chacun peut choisir : oui ou non. C’est le terrain, c’est-à-dire le peuple, qui décidera. Donc moi, je les encourage. Qu’ils aillent jusqu’au bout de leur démarche. C’est normal, et c’est même sain pour notre démocratie”, a-t-il martelé dans une interview accordée à Africaguinee.com.
A suivre !
Africaguinee.com
Créé le 14 juillet 2025 11:40Nous vous proposons aussi
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