Guinée: François Bourouno lance le recrutement de la première promotion de l’École Nationale d’Administration
CONAKRY – C’est une étape historique qui s’amorce dans le processus de refondation de l’État guinéen. Ce mercredi 15 avril 2026, le Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique, Faya François Bourouno, a officiellement annoncé le lancement de l’appel à candidatures pour le recrutement de la première promotion de l’École National d’Administration (ENA) de Guinée.
Accompagné de partenaires techniques, de hauts cadres de son ministère, Faya François Bourouno a dans une démarche pédagogique, insisté sur le fait que cette école n’est pas un simple établissement d’enseignement de plus, mais le moteur d’un changement de paradigme au sein de l’appareil étatique.
Une ambition portée par la vision présidentielle
D’entrée de jeu, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique, a précisé que la création de cette institution émane d’une volonté politique claire du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, visant à bâtir une administration moderne et performante. Entre exigence d’excellence et partenariats prestigieux, il a dévoilé les contours de ce projet phare du Gouvernement guinéen que son département a en charge de chapeauter.

« L’École nationale d’administration de Guinée a été inscrite parmi les projets prioritaires de la Simandou Academy pour réaliser les objectifs de développement du capital humain de notre pays. […] Le président de la République a créé l’École nationale d’administration. Cette école qui vient d’être présentée est une véritable ambition. Ce n’est pas une école comme les autres, mais c’est une nouvelle tendance, c’est un nouveau paradigme, c’est un nouveau pari, c’est un nouveau modèle que nous sommes en train de mettre en place », a-t-il campé.
Un recrutement sous le signe de la rigueur
Pour cette première promotion, le processus de sélection sera particulièrement sélectif. Sur les 260 places disponibles, la répartition a été pensée pour favoriser à la fois l’élite émergente et la montée en compétence des cadres déjà en poste.
« Si on veut une école d’excellence, il faut d’abord qu’on soit rigoureux sur le recrutement, sur le profil d’entrée. Si on ouvre la porte pour que les gens rentrent n’importe comment, les programmes seront dispensés n’importe comment et on mettra sur le marché ou à la disposition de l’administration n’importe comment. Il n’y aura pas d’adéquation. Il n’y aura pas de qualité », a-t-il martelé.

Poursuivant, le ministre a détaillé la composition de cette cohorte: « Les 60 places pour cette première promotion, ce sont des places réservées aux lauréats qui sortent de nos différents programmes de formation des différentes universités de notre pays. Ils prendront en compte les lauréats que la Guinée envoie étudier à l’étranger, qui parfois reviennent mais qui se retrouvent dans les quartiers. […] Pour ces 60 qui seront recrutés par la modalité de concours externe, dès leur réussite au concours, ils auront le statut d’élèves fonctionnaires. Ils percevront leur salaire durant tout le moment qu’ils seront en formation », a annocé Faya François Bourouno.
Des partenariats internationaux de haut niveau
Pour garantir des standards internationaux, la Guinée s’est entourée des meilleures institutions mondiales, de l’INSP (ex-ENA de France) à la Harvard Kennedy School.
« Nous avons des partenariats structurants. Nous avons l’École nationale d’administration publique du Québec qui nous a accompagnés et qui continue de nous accompagner. Nous avons l’Institut national de services publics de France […] Nous avons l’ENA du Maroc qui est avec nous dans ce sens et nous avons finalisé les discussions avec John Kennedy School qui est la branche de l’Université de Harvard qui forme les fonctionnaires américains », souligne le ministre.
Une infrastructure moderne à Dubréka
M. Bourouno précise également que si le recrutement commence dès maintenant, les futurs élèves rejoindront un complexe en cours de finition, situé à la périphérie de la capitale.
« Le complexe qui est en train d’être bâti se situe à Dubréka où nous avons un complexe très important et très imposant, capable de mettre en œuvre et de recevoir tous les programmes de formation que nous avons formulés ici et avec la plus grande qualité requise. […] Le lancement de ce programme aujourd’hui est une date bien calculée qui permettra à l’aboutissement du processus de recrutement d’avoir des infrastructures disponibles pour accueillir la première promotion », a-t-il annoncé.

Au-delà de l’administration publique, le management privé
L’une des innovations majeures de l’ENA de Guinée réside dans son ouverture vers le secteur privé et le perfectionnement professionnel continu. Le ministre précise : « La vision du chef de l’État, c’est de former l’élite, mais c’est d’ouvrir l’école au perfectionnement professionnel. C’est d’outiller les cadres de l’administration guinéenne sur les besoins qu’ils ont pour être performants à leur poste. […] Nous allons ouvrir des programmes de management qui seront à la disposition aussi de ceux qui gèrent dans des entreprises mixtes et dans des entreprises privées. Nous sommes aussi en train de bâtir des partenariats publics privés avec certaines entreprises privées qui nous confieront certaines de leurs offres de formation sur des cours de management. »
Nous y reviendrons!
Dansa Camara
Pour Africaguinee.com
Créé le 15 avril 2026 15:42Nous vous proposons aussi
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