Gestion d’Alpha Condé : Aboubacar Sylla très amer !

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CONAKRY- Décembre 2011, décembre 2013, il y a trois ans que le Parti du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) est arrivé au pouvoir en République de Guinée. Ce mardi, le porte-parole de l’opposition s’est amusé à dresser le bilan des trois années du Président Alpha Condé à la tête du pays, a constaté sur place Africaguinee.com.
 
A l’entame, Aboubacar Sylla, président du parti de l’union des forces du changement (UFC), député de l’UFDG, a dressé un bilan ‘’sombre’’ du parti au pouvoir, affirmant que depuis son investiture le 21 décembre 2011, « tous les secteurs d’activités ont connu du recul dans ce pays ».  
 
Sur ce, nous vous livrons le contenu du bilan dressé par l’ancien ministre de la communication.
 
  Sur le plan politique :
 
  « La CENI a proclamé des résultats qui ne soient pas conformes au vote des citoyens sans oublier le recensement de la population dans les zones considérées comme fief de la mouvance et le sous enregistrement dans les fiefs de l’opposition, les bourrages d’urnes, les interférences des membres du gouvernement et ceux de l’armée dans les bureaux de vote, les salles de centralisation des votes, l’achat des consciences pour amener certaines personnes à voter pour le parti au pouvoir (…) au point que l’opposition a refusé les résultats. 
 
  Droits de l’homme et libertés publiques
 
 Pendant ces trois années, les libertés publiques ont été gravement entravées, empêchant ainsi l’expression des sensibilités politiques par la répression des manifestations à travers des marches, cortèges et villes mortes avec une soixantaine de morts, de blessés graves dont certains handicapés à vie et autres détenus qui croupissent dans les prisons.
 
Malgré tout cela, les autorités n’ont pas eu la moindre décision d’engager les moindres poursuites vis-à-vis des acteurs et commanditaires de ces actes.
 
  Sur le plan économique : 
 
   On présente tous les jours des chiffres macroéconomiques pour justifier la réussite de ce régime. On nous parle de maîtrise de l’inflation, de réduction du déficit budgétaire ou de taux de croissance, mais sur les faits, il n’y a jamais eu autant de misère dans ce pays que depuis ces trois dernières années. Toutes les entreprises qui avaient fonctionné pendant les moments les plus difficiles comme pendant le premier régime de Sékou Touré, notamment Rusal Friguia ou encore la Sotelgui ont été fermées avec le lot de licenciement et de misère que cela entraîne sans compter la fermeture de Nestlé ou des Grands Moulins de Guinée avec des pertes notoires d’emplois. Je ne parle pas de toutes les possibilités, toutes les éventualités qu’il y avait en matière d’investissements qui a été dilapidées par une insécurité juridique résultant des changements perpétuelles des règles du jeu économique qui sont floues et variables.
 
Si on prend l’exemple sur le code minier Guinée, on en est au 3ème code miner en trois ans. Le gouvernement a hérité d’un code minier qu’il a appliqué pendant quelques mois, le chef de l’Etat a décidé de faire élaborer un autre code minier qu’il a transmis au conseil national de transition (CNT) pour adoption avec insistance avant son voyage en Chine. Malheureusement ce code s’est révélé que les régimes fiscaux et douaniers n’étaient pas attractifs et le gouvernement a élaboré un autre code minier. Donc, en trois ans, on n’est au troisième code minier.  
 
Le gouvernement nous parle de la création de 60 à 70 milles emplois, mais, tout le monde sait que c’est une grosse plaisanterie. Ce gouvernement a détruit plus d’emploi qu’il en a crée. Aucune nouvelle entreprise ne s’installe et celles qui existaient sont en train de quitter, notamment Rio Tinto, BHP Billiton, Fluor et que sais-je encore ?
 
  Du point de vu social :
 
  Je crois que sur le plan social, le bilan est plus désastreux que dans les autres domaines. Au lendemain des élections présidentielles du 17 novembre 2010, tout le monde savait que les conflits inter communautaires étaient sous-jacents, même s’ils ne se traduisaient pas par des luttes violentes. Mais tout le monde s’attendait à ce que ce gouvernement s’atèle à la réconciliation nationale pour recoudre ce tissu social qui a été gravement atteint lors des différentes luttes politiques. Mais malheureusement rien n’a été fait dans ce domaine.
 
Plutôt, le gouvernement n’a fait que créer un comité national de réflexion sur la réconciliation composé de deux personnes, et ce comité a fait un rapport qu’il a déposé au gouvernement. Et depuis, on n’a plus parlé de réconciliation nationale dans ce pays. Bien au contraire, tout les actes qui sont posés révèlent que ce gouvernement au lieu d’unir les guinéens est en train de faire une politique de division et d’exclusion de manière à créer des frustrations qui ne sont pas du tout en faveur de la cohésion nationale et de la préservation de la paix dans ce pays »
 
A suivre !
  Aliou BM Diallo
Pour Africaguinee.com
(+224) 664 934 624
 
Créé le 25 décembre 2013 12:27

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