Fraude aux examens nationaux : « Nous avons porté plainte… », annonce Jean-Paul Cédy

CONAKRY- C’est une information Africaguinee.com ! Alors que des dénonciations font état de cas de fraudes lors des examens nationaux en cours, le ministre de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation vient d’annoncer que son département a porté plainte. Dans cet entretien accordé à Africaguinee.com, Jean-Paul Cédy a également lancé un appel aux élèves et aux surveillants. Il prévient que les fraudeurs seront éliminés.

AFRICAGUINEE.COM : Nous avons assisté par endroits à des cas de fraudes et de tentatives de fraudes au niveau du BEPC. Les plus téméraires sont allés plus loin en créant des groupes sur des plateformes de messageries instantanées telles que WhatsApp, Messenger.  Selon vous monsieur le ministre qu’est-ce explique cela ?

JEAN PAUL CEDY : Ce qui explique cela, c’est la malhonnêteté, c’est tout, il n’y a pas d’autres raisons. Quand quelqu’un triche, ce n’est pas parce qu’il est gentil, c’est parce qu’il est malhonnête. C’est contre ça qu’on se bat. Mais on ne peut se battre contre ça, qu’en l’établissant. Maintenant, quand vous dites fraude, je ne comprends pas trop, mais je sais que nous-mêmes, nous arrêtons des fraudeurs. Ce qui est normal. Lorsque vous étudiiez, à votre époque, il n’y avait-il pas de fraudes ? Alors ne dites pas comme si la fraude est exceptionnelle. La fraude existe, c’est comme le vol dans la cité.

Qu’est-ce qui est envisagé au niveau de votre département pour arrêter cette fraude ?

C’est de continuer à contrôler. Et à chaque fois que nous prenons un fraudeur, nous le sanctionnons. Un enfant qui copie son camarade, on lui donne 0, c’est tout.

Quel est le sort de ces fraudeurs lors de ces examens ?

Les élèves qui fraudent dans une matière seront éliminés. Du coup, ils sont disqualifiés parce que on ne peut pas avoir zéro dans une matière est réussir. Si c’est un enseignant, il sera exclu de la surveillance. Ça c’est les fraudes. Maintenant il y a ce que moi j’appelle le banditisme. Ça c’est ce qui se passe sur les réseaux (digitaux). Ça ne nous concerne pas. C’est la police et la gendarmerie qui gèrent ça, ce n’est pas nous. Nous gérons les enseignants et non les malfrats.

Les malfrats c’est la police et le procureur qui s’en occupent. Et en ce qui nous concerne, nous avons porté plainte contre eux, nous avons donné les éléments. Maintenant, c’est à eux de les retrouver et de les sanctionner.

Quel message avez-vous à lancer à l’endroit des candidats et des surveillants ?

Aux candidats, c’est de compter sur eux-mêmes, de se faire confiance et de faire les choses normalement. On se bat pour ça. Le grand combat qu’on a en tant que gouvernement, c’est de ramener la paix.

L’apaisement dans le pays, que ce soit dans les écoles, dans les marchés, dans les hôpitaux, partout, on veut ramener la paix. Parce que sans la paix on ne sortira pas de la transition. Voilà, il faut revenir à la paix, il faut revenir à la production économique, à partir de là on peut commencer la politique.

Je vous demande juste à vous aussi journalistes d’arrêter de faire comme si (la fraude) est exceptionnelle. Même au temps de Albert Einstein (physicien allemand), il y avait la fraude. Les enfants copiaient en classe.

Entretien réalisé par Mamadou Yaya Bah

Pour Africaguinee.com

Créé le 20 juin 2024 11:00

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