Festival national des arts et de la culture : le Gouvernement lance la 20ᵉ édition à Koundara

KOUNDARA – « Nous voici réunis aujourd’hui à Koundara, terre d’hospitalité, de brassage, de dignité et de diversité culturelle et patrimoniale, pour vivre réellement le Branding National ». Message évocateur de Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture et de l’Artisanat, lors du lancement ce vendredi 5 décembre 2025, de la 20ᵉ édition du Festival national des arts et de la culture (FENAC). Cette année, c’est la ville de Koundara qui accueille cette édition.

Cette édition est marquée par une première historique : le festival, habituellement organisé dans la capitale, est pour la première fois délocalisé dans une préfecture de l’intérieur. Trois ministres, dont Faya François Bourouno (ministre du Travail et Fonction publique), Mahamadou Abdoulaye Diallo et Moussa Moïse Sylla, ont pris part à l’événement. Tous sont accompagnés d’invités venus de la sous-région, dont M. Talib Bensouda, maire de Kanifing (Gambie). Les autorités locales et les populations de Koundara sont également massivement mobilisées.

« En ce vendredi 5 décembre 2025, notre chère Patrie vit l’une des pages les plus mémorables de son histoire, marquée par l’ouverture de la célébration de la 20ᵉ édition du Festival National des Arts et de la Culture, un rendez-vous incontournable dans le paysage culturel de notre pays. C’est dans ce contexte que l’honneur m’échoit de prendre la parole au nom des braves populations de Koundara, pour vous souhaiter la bienvenue et vous remercier chaleureusement pour votre mobilisation exceptionnelle », a déclaré Abdourahmane Bah, président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Koundara.

Depuis vingt ans, dira-t-il, “notre festival célèbre cette diversité, fait rayonner nos traditions et donne une voix aux artistes qui portent haut les couleurs de notre nation ».

Le préfet de Koundara, Colonel Abdourahmane Keita, a pour sa part mis en avant la richesse culturelle et la générosité des populations de la préfecture.

« Aujourd’hui, à Koundara, c’est toute la Guinée qui est réunie : aucune ethnie ne domine, aucune région n’est exclue. La culture a réussi à rassembler tous les fils et filles de la Nation », a-t-il affirmé, saluant la vision du président Mamadi Doumbouya et le leadership du ministre de la Culture. Koundara est une terre de paix, de brassage et d’ouverture, une ville carrefour reliant la Guinée, la Guinée-Bissau, le Sénégal et la Gambie, a-t-il souligné.

« À partir d’aujourd’hui, plus personne ne pourra ignorer que des communautés comme les Nioké, les Boubane et les Niabaly sont pleinement guinéennes et fières de l’être. Je veux encourager nos jeunes, nos femmes, nos associations, nos griots, nos maîtres-artisans et tous les porteurs de traditions à préserver jalousement notre patrimoine culturel », a plaidé Colonel Abdourahmane Keita, invitant les jeunes à continuer de créer, de transmettre et de protéger, car un pays qui protège sa culture protège son âme.

« Dans le creuset vivant de cette édition du FENAC, espace de rencontres, d’émulation et de saine compétition entre les artistes des huit régions administratives de notre pays, se révèle un miroir vibrant de la diversité guinéenne autant que de son unité profonde. Ici, la scène devient un sanctuaire d’expression, un espace de liberté et de fierté où les talents guinéens prennent la parole sans entrave, tissant, avec leurs voix multiples, une seule et grande chanson collective, celle d’une Guinée qui se transmet, se réinvente et se projette », a déclaré le ministre de la Culture et de l’Artisanat.

Moussa Moise Sylla, ajoute que le choix de Koundara pour cette première délocalisation du FENAC n’est en rien un hasard. Il s’agit d’un symbole fort, une promesse tenue, celle d’une culture qui se déploie au-delà des capitales et des grandes villes, qui voyage jusqu’aux villages, irrigue les territoires, nourrit les sols autant que les esprits, fait-il remarquer. « Cette édition incarne une Guinée qui voit plus loin, une Guinée qui valorise son patrimoine, soutient l’éducation par l’art, ouvre ses territoires à la diversité du monde, tout en demeurant profondément enracinée dans son identité ».

La culture est un moteur de développement et de cohésion sociale, souligne Faya François Bourouno, ministre du Travail et de la Fonction publique, qui a présidé la cérémonie au nom du chef du gouvernement.

« Koundara est une préfecture qui a su, depuis l’indépendance, pérenniser son produit culturel, à travers le festival du Badiar. Malgré les difficultés, les populations ont toujours tenu bon et ont organisé, année après année, cet événement. Koundara est aujourd’hui une référence en matière de résilience et d’amour de la culture », a-t-il déclaré.

Depuis l’avènement du CNRD en Guinée, la culture a été placée parmi les secteurs privilégiés par les autorités, et cette volonté s’est traduite par des actes concrets, ajoute François Bourouno.

« La Guinée dispose aujourd’hui d’une politique nationale de développement de la culture et des arts, accompagnée d’actions concrètes qui ne sont pas de simples annonces, mais de véritables transformations », a-t-il ajouté.

Ce qui se vit aujourd’hui à Koundara est une illustration parfaite de la réussite de l’objectif premier de la refondation : le renforcement du tissu social et du vivre-ensemble entre les Guinéennes et les Guinéens.

« Le gouvernement, conformément à la vision du Chef de l’État, place désormais Koundara au cœur des priorités du développement. D’importants projets d’infrastructures sont planifiés, certains sont déjà engagés, afin de désenclaver la préfecture », a-t-il annoncé.

« Ces projets sont concrets », selon le ministre, et permettront de renforcer le potentiel agricole de Koundara, grand grenier et zone de forte production, notamment d’arachides, et de dynamiser le tissu industriel local, créant ainsi plus de richesses et d’emplois.

« L’engagement du Président de la République vise à garantir une prospérité partagée, la paix et l’unité nationale. Il n’y aura plus de communautés minoritaires à Koundara : toutes les communautés sont égales », a-t-il ajouté.

Le FENAC, compétition artistique nationale, encourage l’excellence, stimule la créativité et renforce la cohésion sociale. La cérémonie de lancement, marquée par des prestations artistiques, a donné le ton des festivités. Les finales opposant les troupes des huit régions de Guinée vont être disputées ce dimanche 7 décembre 2025, jour de clôture du festival.

Siddy Koundara Diallo
Envoyé spécial d’Africaguinee.com
Dans le Badiar

Créé le 6 décembre 2025 13:40

Nous vous proposons aussi

TAGS

étiquettes: ,