Enseignement supérieur : Un collectif interpelle le Président Doumbouya
CONAKRY – Le collectif des enseignants homologues des universités de Sonfonia et Gamal Abdel Nasser exprime son inquiétude face au retard accusé dans leur intégration à la fonction publique guinéenne. Ces encadrants, en service dans ces deux institutions d’enseignement supérieur de Conakry, interpellent la ministre de l’Enseignement supérieur, Dre Diaka Sidibé, le Premier ministre ainsi que le président de la République, afin de régulariser définitivement leur situation.

Leur prise de parole, ce lundi 27 avril au micro d’Africaguinee.com, se veut non pas une mise en garde, mais un simple rappel à l’endroit des autorités au plus haut niveau. Selon Tamba Bernard Leno, porte-parole du collectif, la situation perdure sans avancée notable.
« C’est tout simplement un message de rappel que nous adressons à nos autorités, à commencer par Madame la ministre, Dre Diaka Sidibé, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Nous l’interpellons sur une situation que nous vivons depuis plusieurs années. Il s’agit de notre intégration à la fonction publique. Lors du dernier recrutement, nous avons été laissés pour compte, alors que nous devions en bénéficier. Pourtant, nous assurons des travaux dirigés et, pour certains, des cours magistraux dans ces institutions depuis près de dix ans », a confié Tamba Bernard Leno.
Le porte-parole du collectif affirme que plusieurs démarches ont été entreprises, sans résultat jusque-là.
« Nous avons utilisé presque toutes les voies possibles pour faire valoir nos droits, mais jusqu’à présent, aucune issue claire ne se dessine », a-t-il ajouté.
Au nombre de 99, ces enseignants homologues des deux grandes universités publiques de Conakry ont décidé, à l’issue de leur réunion tenue le 25 avril 2026, de relancer une nouvelle fois les autorités sur leur dossier.
« Nous demandons notre intégration à la fonction publique, car nous estimons avoir été victimes d’une injustice dans ces deux institutions. Des démarches ont été entreprises auprès du ministère de la Fonction publique, qui a mandaté l’Inspecteur général pour examiner notre dossier et produire un rapport. Cela a été fait, mais nous n’avons obtenu aucune suite favorable à ce jour », a-t-il précisé.
Au-delà de la ministre, le collectif interpelle cette fois directement le chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, mais surtout le président de la République, Mamadi Doumbouya, afin d’obtenir une issue favorable.
« Nous interpellons Madame la ministre, ainsi que le Premier ministre Amadou Oury Bah. Nous sollicitons également, avec insistance, l’attention du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, afin que notre situation soit examinée.
Nous avons déjà épuisé tous les recours possibles. Il s’agit d’une interpellation pour que les autorités prennent leurs responsabilités face à notre cas », a déclaré Tamba Bernard Leno.
Selon lui, d’autres entités, notamment des structures syndicales de l’enseignement supérieur, dont le SNE-FSPE, se sont également saisies du dossier.

« Nous rappelons également le rôle des structures syndicales de l’enseignement supérieur, notamment le SNE-FSPE, qui s’est saisi du dossier. Une correspondance a été adressée au ministère par le Conseil national du dialogue social (CNDS), mais jusqu’à présent, aucune suite favorable n’a été donnée.
L’intersyndicale est également mobilisée. Nous interpellons toutes les parties concernées afin qu’une solution définitive soit trouvée et que nous soyons enfin intégrés à la fonction publique », a-t-il insisté.
Contacté par Africaguinee.com, un responsable du ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas donné suite à notre sollicitation.
Dossier à suivre.
Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 28 avril 2026 10:05Nous vous proposons aussi
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