Dialogue en Guinée : dans les « coulisses » des négociations…

Des officiels guinéens à la cérémonie de lancement du cadre du dialogue permanent à Conakry

CONAKRY-Démarré sur des chapeaux de roues le 16 juin dernier, le dialogue politique et social, a l'air de tourner au ralenti, mais dans les coulisses, les discussions se poursuivent entre les différents protagonistes.

Le syndicat des transporteurs a exposé au Gouvernement une kyrielle de revendications qui sont en train d'être satisfaites peu à peu. La démultiplication des barrages non conventionnels et les rackets policiers disparaissent progressivement. Toutefois le problème d'insécurité sur les routes demeure entier.

Pour faire face à cette situation, le cadre permanent du dialogue politique et social, placé sous l’autorité du Premier ministre a démarré, le 16 juin dernier, avec les organisations socioprofessionnelles. Cette première séance  a regroupé, d’une part, les ministres sectoriels, les responsables de police et de la gendarmerie et de l’autre, les transporteurs.

Levée des barrages

« Le président de la République a instruit à ses ministres de régler le problème des barrages sur la route. C’est suite à cela qu’on a rencontré les ministres. A l’issue des échanges, l’engagement a été pris d’enlever les barrages. Selon nos informations, il y a actuellement moins de tracasserie sur la route. Par endroit, il y a encore des barrages. Ils nous ont dit de leur remonter les informations. Actuellement, nous avons déployé des missionnaires sur le terrain, on attend leur compte rendu afin d’avertir les autorités », explique Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la Fédération syndicale des transports et mécanique générale.

Braquages

Face au braquage dont sont victimes les chauffeurs sur les routes,  M. Sylla lance un appel au gouvernement. « Depuis des années, les transporteurs sont victimes de braquage. Je voudrais dire aux autorités que lorsqu’un chauffeur est attaqué, il y a aussi les passagers qui sont victimes. C’est un phénomène à ne pas négliger, il faut que l’Etat prenne des dispositions contre les bandits. Après notre rencontre, il y a eu beaucoup de bandits qui ont été  arrêtés par la brigade de recherche de Matam. J’ai été moi-même les voir.  Si cela continue, je crois que la situation va se calmer. Mais, l’Etat doit comprendre qu’il ne s’agit pas de défendre les chauffeurs, mais de défendre la population guinéenne ».

Carburant et surcharge

Pour ce qui est de la surcharge, le secrétaire général estime que la répression des infractions incombe à l’État. Et qu'au syndicat, ils ne peuvent que sensibiliser les chauffeurs. « Le syndicat gère le social. C’est à l’Etat qu’il revient de réprimer les surcharges dans la circulation. Quand l’Etat prend une décision, il nous informe pour qu’on sensibilise les chauffeurs. Nous, on ne peut pas interdire aux chauffeurs de faire de surcharge. En cas d’infractions, c’est à l’Etat de sanctionner », précise-t-il.

En ce qui concerne le carburant, le syndicaliste précise que le sujet n’était pas à l’ordre du jour. « Nous sommes des transporteurs. L’importation du carburant et la fixation des prix, on n’a rien à voir dans ça. Cela relève de la compétence des autorités. Tout ce que nous leur demandons ce qu’il n’y ait pas de manque de carburant ».

 

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 669 91 93 06

Créé le 12 juillet 2021 20:58

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