Dernière minute : Des journalistes déférés, d’autres blessés « privés » de soins…

CONAKRY- Les choses s’accélèrent dans le dossier des journalistes arrêtés dans la matinée de ce lundi 16 octobre 2023, en marge d’une marche de protestation contre la restriction de la presse en Guinée.

Retenus jusque-là au commissariat central de Kaloum, les 14 journalistes arrêtés dans le cadre de cette manifestation ont été déférés au tribunal de première instance de Kaloum, a constaté un journaliste d’Africaguinee.com présent sur les lieux.

Ces confrères répondaient à une marche pacifique organisée par le syndicat des professionnels de la presse en Guinée (SPPG), pour apporter leur soutien à guineematin.com, victime de restriction depuis plusieurs mois.

Ladite manifestation appelée ‘marche de la dignité’’ se déroulait dans la commune de Kaloum. Mais elle a été vite dispersée par les services de sécurité avec des gaz lacrymogènes.

Certains journalistes ont été malmenés, alors que cette manifestation n’avait pas été interdite par la mairie de Kaloum. En plus de la répression de la manifestation, les forces de l’ordre ont déclenché une sorte de ‘’chasse à l’homme’’ contre les hommes des médias.

Dans une première déclaration, le syndicat de la presse a promis de poursuivre la lutte pour obtenir la libération des journalistes arrêtés. Les dirigeants de ce syndicat déplore des cas de blessés.

Pour l’heure, nous n’avons pas encore la liste complète des confrères qui ont  été arrêtés et déférés. Tout de même, nous apprenons que le secrétaire général du SPPG Sékou Jamal Pendessa et les membres du bureau font tous partie.

« En plus des membres du bureau du syndicat, il y a eu dix autres arrestations dont trois blessés. Ils souffrent. Parmi eux, il y a deux femmes. Mariama Bhoye a reçu une bombe lacrymogène au niveau bras. Elle se tord énormément de douleurs, jusqu’à présent on la retient contre son gré sans l’envoyer à l’hôpital pour les premiers soins.

Pendant que nous sommes réunis ici, il y a d’autres regroupements de journalistes de l’AGEPI. Des unités de police sont déployées, dès que quelqu’un sort, on l’embarque alors qu’ils ne sont pas en train de manifester. Ce sont des actes que nous condamnons », a dénonce Mamadou Oury Diallo.

Une réunion de crise est annoncée, des actions fortes sont prévues.  » On ne va pas laisser comme ça. Nous allons continuer la lutte jusqu’à ce que tous ceux qui sont arrêtés soient libérés, mais aussi que les sites Guineematin et Inquisiteur soient définitivement libérés. Nous ne lâcherons pas prise. Ils n’ont qu’à nous traquer, nous rechercher, on est prêt à répondre », a martelé ce membre du SPPG.

A suivre…

Mamadou Yaya Bah

Pour Africaguinee.com

Créé le 16 octobre 2023 11:57

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