Culture de la pomme de terre à Hafia (Labé) : l’ONFPP forme un groupement agricole sur le compostage

LABE – Dans le cadre de l’accompagnement du secteur professionnel, l’Office national de formation et de perfectionnement professionnels (ONFPP) a formé un groupement agricole de la sous-préfecture de Hafia, spécialisé dans la culture de la pomme de terre, au montage d’une compostière. Cette initiative vise à promouvoir l’utilisation du compostage pour des productions saines, tout en réalisant des économies.

Une méthode qui a fait ses preuves

Ibrahima Sory Diallo, ingénieur agronome et formateur pour l’ONFPP, a expliqué la méthode mise en œuvre avec les agriculteurs. « Nous avons formé ce groupement au compte de l’ONFPP sur comment monter une compostière, on a monté la compostière ensemble et limité la date à 21 jours. Nous avons mélangé les débris végétaux et un peu de la fumure : la fumure organique et le fumier de ferme », explique l’ingénieur.

L’agronome précise que la parcelle, ensemencée avec 200 kilogrammes de pommes de terre, a montré des résultats positifs après 51 jours de plantation. Il a également souligné les avantages de cette technique pour les paysans : « ils ont la fumure à porté de main, nous pensons que prochainement ils vont passer par cette méthode pour économiser leur argent, avoir une production saine, plus commercialisable qui se conserve mieux par rapport aux produits issus des engrais chimiques. »

La satisfaction des bénéficiaires

Les agriculteurs formés ont exprimé leur gratitude et leur satisfaction. Mamadou Lamarana Diallo, président de l’Union des groupements témoigne : « L’ONFPP nous a aidé à savoir monter une compostière. Avec les techniciens, nous avons appris beaucoup de choses dans le cadre de nos activités. (…) Nous sommes contents de L’ONFPP, ces genres d’accompagnement nous aident à évoluer. Nous leur demandons d’en augmenter. »

Une autre agricultrice, Sira Diouma Diallo, a également témoigné de l’importance de cette formation. Elle a expliqué qu’avant, l’achat d’intrants chimiques était coûteux et peu rentable :

« On dépensait beaucoup et après la vente nous ne récupérions même pas le prix de l’engrais acheté pour la production. (…) La production issue du compost a plus de goût et donne une bonne santé. Désormais nous pouvons faire seule une compostière et les différents mélanges. ».  Elle a promis de partager ce qu’elle a appris avec les autres paysans.

Thierno Oumar Tounkara

Correspondant régional d’Africaguinee.com à Labé

Créé le 24 août 2025 16:00

Nous vous proposons aussi

TAGS

étiquettes: , ,