Attaques terroristes au Mali: un bilan douloureux et des perspectives complexes !
Après deux jours marqués par un mutisme quasi-total, les autorités maliennes sont sorties du bois avec, entre les mains, un triste bilan et des perspectives mitigées sur les derniers développements intervenus dans le pays. Le ministre porte-parole du gouvernement a officiellement reconnu dimanche soir le décès tragique du ministre de la Défense Général Sadio Camara (numéro 2 du pouvoir militaire), ainsi que de plusieurs membres de sa famille et de sa garde rapprochée.

Le Général Abdoulaye Coulibaly a également annoncé qu’un deuil national de deux jours sera observé au Mali, les drapeaux seront en berne sur toute l’étendue du territoire national, à compter de ce lundi 27 avril. Des funérailles nationales seront organisées à une date ultérieure pour le Général Camara.

Après l’annonce officielle du décès tragique du ministre de la Défense, le Chef d’état-major général des forces armées maliennes (FAMa), le Général Oumar Diarra, invité sur le plateau de l’ORTM a décrit une série d’attaques terroristes coordonnées et complexes.
Sept villes et localités attaquées
Selon le patron des FAMa, ce sont sept villes et localités, dont Bamako, Kati, Gao, Kidal, Sévaré et Kona (région de Mopti), qui ont été ciblées simultanément. Sans détour, il a déclaré que ces attaques étaient « complexes » et a reconnu implicitement que, dans la région de Kidal, l’armée malienne essaie, à partir de sa position d’Anefis, de récupérer le terrain.
Pour mener à bien les répliques, le haut dirigeant militaire a indiqué que ses troupes « s’adaptent » à la nouvelle réalité du terrain. Ce qui confirme également l’énième perte de la ville de Kidal par Bamako au profit du Front pour la libération de l’Azawad (FLA).
Retrait des forces russes
De leur côté, les alliés russes de l’Africa Crops se sont retirés de leurs positions de façon pacifique. Dans un communiqué publié ce lundi 27 avril 2026, l’unité russe précise que l’évacuation a concerné en priorité les militaires blessés et les équipements lourds présents dans cette localité stratégique du Nord-Mali.
Un signe de la perte d’une bataille pour le Mali. Toutefois, la guerre n’est pas totalement perdue puisque l’armée de l’air intervient activement dans les combats. Hier, dimanche 26 avril, aux alentours de la ville de Kidal, de rudes combats se sont déroulés entre les forces coalisées rebelles et terroristes d’un côté, et les troupes gouvernementales de l’autre. D’après nos informations, les renforts proviennent respectivement d’un « pays voisin » et des bases de Sévaré, Gao, Ségou et Tombouctou.
Réaction de l’AES
La Confédération des États du Sahel (AES) est sortie de son silence à travers son président en exercice, le capitaine Ibrahim Traoré, dénonçant des agressions “planifiées de longue date”.

Selon l’AES, les attaques perpétrées dans la matinée du 25 avril 2026 sur le sol malien portent “la signature d’un complot monstrueux”, impliquant des acteurs hostiles à la dynamique confédérale engagée dans le Sahel.
“La coordination des attaques, les cibles visées, les effectifs ayant participé à la forfaiture, ainsi que la logistique et les armes utilisées, montrent à souhait qu’il s’agit d’actions planifiées et coordonnées de longue date, visant à infliger de nombreuses pertes parmi les forces de défense et de sécurité et à semer la terreur au sein des populations civiles innocentes de la Confédération des États du Sahel et particulièrement, du Mali” a indiqué le président en exercice de l’organisation.

L’organisation sous-régionale insiste sur le fait que ces attaques “ignobles, lâches et barbares” ne sauraient entamer la volonté des peuples du Sahel de vivre libres et dans la dignité. Elle assure rester engagée dans la poursuite de sa lutte “jusqu’à la libération totale” du Sahel.
Nous y reviendrons !
Africaguinee.com
Créé le 27 avril 2026 12:20









