Concours d’accès à la Fonction publique : A Kankan, des candidats saluent une organisation « améliorée » et « transparente »
KANKAN – À la veille du lancement des épreuves de recrutement dans le secteur de l’éducation, la région administrative de Kankan finalise ses préparatifs pour accueillir 6 702 postulants ce 17 octobre. Entre numérisation des épreuves, renforcement des mesures anti-fraude et délocalisation des centres, les autorités locales mettent tout en œuvre pour garantir la crédibilité du processus. Sur le terrain, ces dispositions inspirent confiance aux candidats, qui soulignent de nettes améliorations par rapport aux sessions précédentes.
Le concours d’accès à la Fonction publique, au compte du secteur de l’éducation, est prévu pour le 17 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire national. À Kankan, les préparatifs se poursuivent afin de garantir le bon déroulement des épreuves et de permettre aux candidats de composer dans des conditions appropriées.
Intervenant sur les dispositions prises dans la région, Ismaël Condé, inspecteur régional de l’administration publique à Kankan, souligne l’importance de ce recrutement pour l’insertion professionnelle des jeunes diplômés guinéens.
Selon lui, la régularité des concours de recrutement constitue une avancée importante pour les jeunes en quête d’emploi. Il estime que cette dynamique traduit la volonté des autorités de renouveler les effectifs de l’administration publique et de contribuer à la réduction du chômage.
« Depuis que le président de la République, Mamadi Doumbouya, est à la tête du pays, son souci majeur est la jeunesse. Si vous remarquez, les concours sont désormais organisés régulièrement. Auparavant, les diplômés pouvaient attendre quatre, cinq, voire six ou sept ans sans qu’aucun concours ne soit organisé. Mais depuis l’arrivée des nouvelles autorités, les concours sont devenus plus réguliers », explique-t-il.

Poursuivant son intervention, le responsable régional rappelle qu’un concours avait déjà été organisé en 2024, avant celui programmé en octobre 2026. Il évoque une perspective de recrutement d’environ 17 000 jeunes Guinéens, qu’il considère comme une opportunité importante pour l’emploi et le fonctionnement des services publics.
Le numérique au service de la transparence
L’une des particularités mises en avant par l’inspecteur régional concerne le recours aux outils numériques dans le déroulement des épreuves. Les candidats composent sur des outils qui permettent de limiter les risques de fraude et de faciliter le traitement des résultats.
« Il n’y a pas de particularité propre à la région de Kankan. Le concours se déroule dans les mêmes conditions que dans les autres régions. Cependant, je dirais qu’il est crédible, notamment parce que les candidats composent sur des outils permettant de réduire considérablement les risques de fraude », précise Ismaël Condé.
Il ajoute que les réponses sont automatiquement transmises au service chargé des concours, ce qui devrait contribuer à accélérer le traitement des résultats. Il rappelle également que la date initialement annoncée pour le 21 octobre a été avancée au 17 octobre 2026 par le ministère chargé de la Fonction publique.
Pour les autorités administratives, la crédibilité du processus demeure un enjeu essentiel, tant pour les candidats que pour l’administration appelée à accueillir de nouveaux agents.
6 702 candidats attendus à Kankan
Dans la région administrative de Kankan, les chiffres communiqués par l’inspecteur régional font état de 6 702 candidats inscrits pour prendre part au concours.
À l’approche de cette échéance, Ismaël Condé invite les postulants à faire preuve de discipline et à respecter scrupuleusement les consignes des organisateurs. Il insiste particulièrement sur l’interdiction d’introduire des téléphones dans les salles de composition.
« Ce que je demande aux candidats, c’est d’éviter toute forme de fraude. Les téléphones ne doivent pas être introduits dans les salles de composition. Il s’agit d’épreuves sous forme de questions à choix multiples (QCM). Les candidats sont des personnes majeures et diplômées, habituées aux évaluations. Nous leur demandons donc de faire preuve de prudence et de respecter scrupuleusement les consignes qui leur seront données dans les centres », conseille-t-il.

Le responsable régional prévient que toute infraction aux règles établies pourrait compromettre les chances des candidats. Il les exhorte ainsi à privilégier leurs connaissances et à éviter toute prise de risque susceptible d’entraîner leur disqualification.
La délocalisation, un levier pour renforcer les services publics à l’intérieur du pays
Au-delà des modalités techniques, l’organisation du concours à l’intérieur du pays constitue, selon Ismaël Condé, une opportunité pour améliorer la répartition des agents de l’État sur le territoire national.
D’après lui, le recrutement de candidats dans les régions pourrait contribuer à réduire les difficultés liées aux affectations, notamment les abandons de poste de certains agents recrutés à Conakry et affectés dans les localités de l’intérieur.
« Lorsque des personnes sont recrutées à Conakry, certaines refusent ensuite de rejoindre leur lieu d’affectation à l’intérieur du pays. Désormais, le fait que les candidats passent le concours dans les régions peut contribuer à limiter ce phénomène. Lorsqu’un candidat passe le concours à l’intérieur du pays, il est important qu’il soit disposé à y servir une fois recruté », souligne-t-il.
Pour lui, la délocalisation du concours pourrait favoriser une meilleure répartition des ressources humaines et contribuer à répondre aux besoins des établissements scolaires dans les préfectures.
Les candidats saluent les dispositions prises
Du côté des postulants, les appréciations recueillies témoignent également d’un certain optimisme concernant l’organisation du concours de cette année.
Candidat au concours prévu le 17 octobre, Mamady Konaté affirme n’avoir rencontré aucune difficulté particulière au cours du processus d’inscription. Il estime que plusieurs insuffisances constatées lors du précédent concours ont été corrigées.
« Personnellement, je n’ai rencontré aucune difficulté en tant que candidat. Beaucoup d’incohérences que nous avions constatées en 2024 ont été corrigées cette année. Pour ce concours en cours, je suis rassuré et convaincu que le gouvernement a fait du bon travail », déclare-t-il.

Le candidat salue les efforts des autorités et considère cette opération comme une occasion importante pour les jeunes diplômés en quête d’un emploi dans l’administration publique.
« Je remercie le gouvernement ainsi que Son Excellence le président Mamadi Doumbouya. Lorsqu’il fait une promesse, il la transforme en réalité. Je suis rassuré et content, car ce n’est pas donné à tout le monde de voir une promesse se concrétiser. Je remercie donc l’ensemble du gouvernement pour cet engagement et pour les efforts consentis dans le cadre de ce recrutement », ajoute-t-il.
Moderniser l’administration et renouveler ses effectifs
M. Ismaël Condé a exprimé sa reconnaissance au ministre chargé de la Fonction publique et à l’ensemble des cadres de son département pour les efforts engagés en faveur de la modernisation de l’administration et du renouvellement de ses effectifs.
Il a également salué les initiatives visant à favoriser l’intégration des jeunes dans les services publics, tout en formulant des prières pour la réussite des actions entreprises par les autorités guinéennes.
À Kankan, à la veille des épreuves du 17 octobre, l’enjeu est désormais de traduire les dispositions annoncées en un déroulement effectif, transparent et équitable du concours. Pour les 6 702 candidats de la région, cette échéance représente une étape décisive dans l’espoir d’intégrer la Fonction publique, particulièrement dans un secteur aussi essentiel que l’éducation.
Facély Sanoh,
Correspondant régional d’Africaguinee.com
A Kankan
Créé le 16 octobre 2026 08:43Nous vous proposons aussi
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