Conakry : Oignon, viande… la cherté des denrées inquiète les consommateurs
A Conakry, de nombreux citoyens se plaignent d’une hausse des prix de certains produits de première nécessité, a constaté Africaguinee.com. Au marché de Cosa, des consommateurs expriment leur inquiétude, ce jeudi 5 novembre 2026, face à la cherté de plusieurs denrées alimentaires, notamment l’oignon et la viande.

Entre contexte économique difficile, crédit et réduction des quantités, les ménages disent être contraints de faire des acrobaties pour satisfaire les besoins quotidiens de leurs familles.
Dans ce centre de négoce situé dans la banlieue de Conakry, la question de la fluctuation des prix des produits alimentaires est au cœur des préoccupations. Pour de nombreuses femmes, faire les achats au quotidien est devenu de plus en plus difficile. Avec un pouvoir d’achat limité et des prix qui varient d’un produit à un autre, remplir faire le plein de son panier n’est pas aisé.
Rencontrée sur place, Fanta Camara exprime son désarroi face à cette situation qui affecte particulièrement les femmes chargées de faire les achats pour leurs familles.

« Nous, les femmes, nous souffrons énormément au marché. Chaque fois que nous venons faire les achats, nous constatons que les prix de certains condiments ont augmenté. Actuellement, le prix de l’oignon est vraiment élevé, tout comme celui de plusieurs autres produits. Pourtant, nous sommes obligées de venir au marché chaque jour pour préparer à manger à nos familles. Nous ne pouvons pas rester sans acheter, même lorsque les prix deviennent trop chers. Cette situation nous fatigue beaucoup », déplore-t-elle.
Oumou Touré, venue pour acheter des condiments éprouve les mêmes difficultés que Fanta Camara. Le montant habituellement consacré aux achats ne suffit plus à couvrir les besoins de la famille se plaint-elle.
« Aujourd’hui, même si tu envoies 100 000 francs guinéens au marché, cet argent peut finir avant que tu finisses d’acheter tous les condiments dont tu as besoin. Les prix sont devenus très élevés et cela complique vraiment la vie des familles. Parfois, nous sommes obligés de chercher des solutions, jusqu’à prendre certains condiments à crédit pour pouvoir satisfaire les besoins de la maison. Ce n’est pas facile, surtout pour ceux qui ont plusieurs personnes à nourrir », explique-t-elle.
Même constat chez Kadiatou Bah, qui estime que la cherté des produits alimentaires place les ménages dans une situation particulièrement difficile. Elle cite notamment le prix de la viande et celui de l’oignon, qu’elle juge excessifs.
« Nous-mêmes, lorsque nous venons au marché, nous ne savons parfois plus quoi faire. Actuellement, même la viande coûte entre 80 000 et 90 000 francs guinéens le kilogramme. Quant au sac d’oignons, il peut atteindre 450 000 francs guinéens. Franchement, les prix sont très chers au marché. Nous demandons aux autorités de penser aux citoyens et de chercher des solutions pour alléger cette situation. Les femmes souffrent énormément, parce que ce sont elles qui doivent trouver chaque jour de quoi préparer les repas pour la famille. Il faut vraiment que le gouvernement nous aide à faire face à cette cherté de la vie », lance-t-elle.

Toutefois, certains consommateurs reconnaissent que ce ne sont pas tous les produits alimentaires qui connaissent une envolée de leurs prix. C’est notamment l’observation faite par Mamadou Aliou Sow, qui appelle les autorités à poursuivre les efforts afin de rendre les produits de première nécessité plus accessibles.
« Même si le prix de l’oignon est actuellement élevé, il faut reconnaître que certains autres produits, comme le riz, le sucre et l’huile, connaissent une certaine stabilité. Mais cela ne suffit pas, car les ménages continuent de rencontrer des difficultés pour faire face aux dépenses quotidiennes. Nous demandons au gouvernement de revoir certains prix à la baisse afin de soulager les citoyens. La population a besoin de vivre dans de meilleures conditions et il faut que les produits de première nécessité soient accessibles à tout le monde », souligne-t-il.
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 6 novembre 2026 11:41Nous vous proposons aussi
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