Cas des enseignants recalés : La mise au point d’Aboubacar Soumah…
CONAKRY- Le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (Slecg) a réagi suite aux propos du ministre du Travail et de la Fonction Publique sur le cas des enseignants communautaires, recalés à l’issue de l’évaluation de leur pratique de classe. Selon Aboubacar Soumah, Faya François Bourouno, est un peu passé à côté de la réalité. Le syndicaliste a fait des propositions au Gouvernement pour régler cette situation.
« Ce que le ministre ignore, ce n’est pas lui qui a effectivement ses mains dans la manipulation de ces résultats-là. Ce qu’il dit c’est tout à fait normal, on ne peut pas prendre n’importe qui dans le système éducatif, il faut prendre des enseignants qui ont le niveau. Mais ce qui est déplorable, c’est que les résultats qui ont été donnés, ce n’est pas ceux qui ont des moyennes élevées qui sont déclarés admis. C’est ça le paradoxe. Les jeunes contractuels ont analysé les résultats, beaucoup d’admis ont 10 ou 11 de moyenne au détriment de ceux qui ont 16 et 17 de moyenne. Les autorités administratives au niveau déconcentré sont témoins de cela, c’est pour cela que les jeunes ont réagi. Moi-même je défends leur position », a déclaré le secrétaire du SLECG, interrogé par un journaliste d’Africaguinee.com ce samedi 26 octobre 2024.
Au moins 4000 enseignants sont concernés par cette non-admission pour la fonction publique locale après leur évaluation. Ces enseignants recalés ont manifesté à plusieurs reprises à Conakry pour interpeller les autorités au plus haut niveau. Mais leur démarche peine à porter fruit.
« Les jeunes ont bien analysé les résultats. Ils ont compris qu’il y a même certains qui n’étaient pas en situation de classe qui sont admis. C’est pourquoi je défends la justice, la vérité. Ce qui est évident, si le gouvernement n’a plus la possibilité de procéder à un autre recrutement, mais quand-même, si le recrutement qui a été fait reflétait la valeur intrinsèque des enseignants contractuels qui avaient candidatés, on allait accepter. Malheureusement ça n’a pas été le cas, et c’est ce qui est regrettable. Dans tous les cas, l’Etat recrute en fonction de ses moyens, mais il faut être juste », indique Aboubacar Soumah Pour Aboubacar Soumah.
Selon lui, tous ceux qui avaient passé la biométrie, qui ont été vus en pratique de classe et qui méritaient d’être retenus devraient être engagés. Car pour le leader du SLECG, c’est des gens qui ont passé des années à enseigner sans salaire et qui, à un moment, ont renoncé à leurs arriérés de salaires.
« Le ministre peut se prononcer en fonction du compte-rendu qu’on lui a fait, mais la réalité est là. Et, cette réalité, beaucoup de ceux qui sont en classe ont une moyenne élevée mais ne sont pas admis. C’est ça le problème. Alors, que l’Etat veille réexaminer la situation ou s’il n’est pas en mesure, qu’il prenne des mesures pour que ceux qui méritent d’être retenus, soient gardés même s’il faut les prendre de façon contractuelle. Ils peuvent être des contractuels de l’Etat, mais qu’on ne les rejette pas », a proposé le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.
A suivre !
Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 26 octobre 2024 15:50Nous vous proposons aussi
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