Constitution, UFDG, cas Ousmane Gaoual : L’interview « vérité » de Cellou Baldé

CONAKRY-Cellou BALDÉ vient de briser le silence ! Dans un entretien à bâtons rompus accordé à votre quotidien électronique, l’ancien député uninominal de Labé s’est exprimé sur de nombreux sujets relatifs à l’actualité chaude du moment. Des mouvements de soutien qui pullulent çà et là, en passant par l’avant-projet de la constitution ou encore du prochain congrès de l’UFDG…et cas de Ousmane Gaoual Diallo ce proche collaborateur de Cellou Dalein Diallo a ouvert son cœur à Africaguinee.com. Entretien exclusif, première partie !!!

 

AFRICAGUINEE.COM : A Labé, considérée comme un fief de l’UFDG, un tournoi de football doté du trophée général Mamadi Doumbouya est en cours. Comment appréhendez-vous cette initiative ?

CELLOU BALDE : Effectivement il y a eu le démarrage d’un tournoi organisé par le CNRD et le gouvernement de la république du côté de Labé. Ce ne sont pas des jeunes qui organisent ce tournoi. Si vous remontez un peu l’historique depuis que les tractations ont commencé par rapport à cet événement, il y a eu les 28 responsables locaux des bureaux de jeunes de Labé qui ont écrit un courrier pour se désolidariser de ce tournoi. Parce qu’ils considèrent que c’est un tournoi de propagande politique, un tournoi contre la paix et la stabilité au niveau de Labé. Ce n’est pas nouveau ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui avec le CNRD, c’est des choses que nous avons vécues pendant les 11 ans de pouvoir d’Alpha Condé, c’est des choses que nous avons vécues après la prise du pouvoir par le CNDD après la mort du Général Lansana Conté en 2008.

Les gens étaient venus, ils avaient interdit les mouvements de soutien, ils avaient interdit la propagande politique et donc aujourd’hui c’est le CNRD avec le gouvernement de la république et l’ensemble des autorités de la transition qui organisent des tournois pas seulement à Labé mais dans beaucoup de régions de notre pays. Il y a quelques jours je passais par la route de Kipé via l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne, il y avait là aussi un tournoi qui se déroulait au nom du Général Mamadi Doumbouya. Donc aujourd’hui c’est la prolifération des mamayas, c’est la prolifération des mouvements de soutien et des tournois couronnés par la dilapidation des fonds publics.

Nous assistons à des scènes que nous avons déjà connues dans ce pays qui sont les symboles de la mal gouvernance, de la gabegie financière. Les Directeurs généraux, les chefs de divisions, les chefs de départements, des ministres de la république se déplacent pour aller organiser de la mamaya, des actions de soutien, c’est de cela qu’il s’agit. Ce n’est pas la jeunesse de la Labé ni une coalition qui a organisé ce tournoi du côté de Labé mais c’est le CNRD et le gouvernement de la république.

Les images du coup d’envoi de ce tournoi donnent une forte impression.  A quoi cela renvoie d’après vous ?

Je connais très bien la région de Labé mais quand vous prenez les images du carnaval et du stade, d’abord vous avez plus de 2000 jeunes recrues dans l’armée à Labé aujourd’hui. Prenez les images, les jeunes qui font la haie de deux côtés de la rue, ce sont les recrues, ils sont rasés et ils sont en culotte rouge. Ceux-là qui se sont mobilisés, c’est ce que les autres (l’ancien régime) faisaient aussi, c’est le même système qui continue dans notre pays, malheureusement on ne tire pas de leçons, c’est tous les présidents et membres des délégations spéciales de la région administrative de Labé, et  plus de 2000 jeunes recrues qui sont là, certains ont pris des motos, ce sont eux qui avaient fait le carnaval avec les motards et les autres faisaient la haie.

Du côté du stade également, ce sont les cadres au niveau régional, au niveau préfectoral et au niveau communal, vous n’avez pas la population de Labé. Quand les responsables locaux de la jeunesse de Labé se sont désolidarisés d’une activité, bien entendu ce n’est pas la jeunesse qui organise. Mais comme il faut forcer parce qu’il y en a dont les postes ne tiennent qu’à ça, la survie au niveau des postes, au niveau des départements ministériels, au niveau des directions générales, au niveau des EPA… ne tiennent que par la propagande donc c’est ce qui se passe aujourd’hui. Mais pour nous c’est un non-événement, ça n’ébranle pas Labé. Vous connaissez Labé, il y en eu au temps du Capitaine Moussa Dadis Camara, c’est nous qui avions organisé la grande mobilisation le 24 septembre 2009 pour dire ‘’non, ce n’est pas en 2010 que la transition doit finir mais c’est en 2009’’. Ensuite, le 26 septembre, Dadis et tous ceux qui sont ses compagnons aujourd’hui en prison à la Maison Centrale et ailleurs étaient reçus à Labé et malheureusement deux jours après, il y a eu le carnage du 28 septembre au stade du même nom à Conakry. Donc c’est un peu ce souvenir que nous avons dans nos têtes.

Ce n’est pas la jeunesse de Labé qui a organisé ce tournoi, c’est comme le retour du Général Mamadi Doumbouya de la Chine, tous les fonctionnaires étaient obligés de partir à l’aéroport pour l’accueillir, nous avons vu les communiqués des différents départements disant que ‘’tous les fonctionnaires sont sommés d’aller s’aligner. Le phénomène qu’on connait entre Kaloum, Matam et dans certains quartiers de Conakry, recevoir 50 mille gnf et un t-shirt pour aller accueillir un chef d’Etat ne se passe pas à Labé. Labé a une jeunesse consciente et Labé est une ville de démocratie, qui se bat pour la démocratie et l’Etat de droit.

Donc la mobilisation que vous avez vue à Labé lors du lancement de ce tournoi, c’est les 2000 recrues de 2022-2023 dans l’armée qui sont à Labé, ce sont les gendarmes et policiers déshabillés, ce sont les membres des délégations spéciales et leurs présidents, c’est également les fonctionnaires de l’administration qui étaient obligés de partir au risque de perdre leurs postes.

Ce qui se passe aujourd’hui c’est le deux poids deux mesures mais je pense que la boite à pandore a été ouverte parce que ça va être difficile à partir de maintenant pour un procureur de la république qu’il soit procureur général ou procureur du tribunal de première instance d’interdire aux autres Guinéens de faire des manifestations sur les voies et places publiques parce qu’on a vu le retour du général Doumbounya, des Guinéens se sont mobilisés à coups de billets de banques, 50 mille gnf et un t-shirt, du côté de Labé, les recrues et les fonctionnaires se sont mobilisés. Alors comment est-ce qu’on peut comprendre aujourd’hui qu’il soit interdit à une autre frange de la population guinéenne de sortir manifester leur soutien pour tel ou tel ou bien leur hostilité à tel ou tel programme ? Je suis convaincu que dans les prochaines semaines, vous verrez d’autres types de manifestations en tout cas des tournois qui seront organisés pour d’autres Guinéens également.

On a l’impression de vivre dans une nation à deux républiques, vous avez une première république avec des lois pour ses citoyens, avec une justice pour ses citoyens, avec une administration pour ses citoyens, avec une sécurité pour ses citoyens-là, ce sont ceux-là qui disent ‘’le CNRD ad vitam-aeternam’’. L’autre frange c’est quoi ? ce sont des Guinéens prodémocraties qui savent pertinemment que pour le développement socioéconomique de la Guinée il faut la démocratie, l’Etat de droit, il faudrait qu’il y ait des élections libres et transparentes et des autorités civiles légalement établies arrivent au pouvoir sur la base de la Constitution et de nos Lois nationales et supranationales auxquelles la Guinée a librement suscrit depuis des décennies. Donc cette autre frange, c’est une autre république, ces gens-là sont à réprimer, ces gens-là sont à kidnapper, ces gens-là sont à emprisonner, ces gens-là sont parfois à tuer. Malheureusement c’est de cela qu’il s’agit.

Parlons à présent de l’avant-projet de la nouvelle constitution. Pourquoi l’UFDG a-t-il rejeté d’emblée le texte présenté aux Guinéens par le CNT ?

Après tout le tintamarre qu’il y a eu autour de cette constitution d’abord fin 2021 début 2022, un conseil national de transition qui fait office de parlement en période de rupture de légitimé a été mis en place et donc c’est maintenant après toutes les promesses qu’on nous sorte un avant-projet de constitution. Mais c’est un avant-projet de constitution taillé à la mesure des désidératas des autorités de la transition, cela ne reflète pas nullement les engagements pris par le CNRD le 5 septembre et les jours qui ont suivi. Cela ne reflète nullement la charte de la transition et cela ne reflète nullement la volonté du peuple de Guinée.

Quand on parle de refondation, de rectification, on ne peut pas avoir un tel avant-projet de constitution. Un avant-projet de constitution qui nie systématiquement et carrément tout ce que la charte de transition qui nous gouverne actuellement a prévu pour encadrer la démocratie, l’Etat de droit et le retour à l’ordre constitutionnel. Ça c’est peut-être une question de fond mais la forme, c’est un travail où nous n’avons pas été associés dès le départ, il n’y a pas eu de dialogue politique dans le pays depuis le 5 septembre 2021, il y a eu un simulacre de dialogue. Or, l’article 77 qui disposait clairement que ‘’le calendrier de la transition sera déterminé de commun accord entre les Forces Vives de la Nation et le CNRD’’ a été totalement occulté et violé. C’est de façon unilatérale que toutes les dispositions de toutes les décisions ont été prises jusqu’à l’avant-projet de constitution. On n’a pas participé de près ou de loin que ce soit au débat d’orientation constitutionnelle et à tout le tintamarre qui a entouré ça, nous n’avons participé à rien.

C’est ce qui fait que du côté de l’UFDG, de l’ANAD et des Forces Vives ce document a été purement et simplement rejeté pour le moment. Cela ne nous a pas encore empêché de formuler nos préoccupations, d’émettre nos avis et de dire quelles sont nos attentes, on a eu un mémorandum qu’on a adressé au CNT pendant l’atelier de Kindia.

Avez-vous obtenu une réponse ?

Non, il n’y a pas de retour. C’est un travail unilatéral qui se fait à tous les niveaux que ce soit au niveau du gouvernement, que ce soit au niveau du CNRD, que ce soit au niveau CNT, c’est un travail unilatéral qui se fait, qui n’associe pas les véritables acteurs, les Forces Vives de Guinée dans ce qui est en train d’être fait pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Qu’allez-vous faire si vos propositions ne sont pas prises en compte ?

Je crois que ce dont on parle concerne l’ensemble du peuple de Guinée. C’est vrai que nous sommes des acteurs politiques mais, je suis une fois encore convaincu que le peuple de Guinée ne se laissera pas faire et les acteurs politiques que nous sommes, nous sommes en train déjà de prendre des dispositions, nous sommes en train de dénoncer à tous les niveaux, que ce soit au niveau national ou international, nous sommes en train d’alerter les partenaires techniques et financiers sur les dangers qui guettent la Guinée par rapport à un tel avant-projet de constitution.

Aujourd’hui les Guinéens savent où en sommes-nous, les Guinéens savent qu’est-ce qui est train d’être fait et je pense que le peuple de Guinée tirera les conséquences en temps opportun.

Bâteriez-vous campagne pour le « boycott » du référendum si vos préoccupations ne sont pas prises en compte ?

Pour le moment je ne peux répondre à cette question parce que nous n’avons pas discuter de cela au niveau de l’ANAD, de l’UFDG et des Forces Vives, je crois que le moment venu vous aurez des réponses par rapport à cette question.

Depuis plusieurs mois, votre parti est dans une dynamique de renouvellement de ses instances en vue du prochain congrès national. Où en êtes-vous concrètement dans ce processus ?

Nous le faisons tranquillement et conformément à nos statuts et règlements intérieurs, nous ne sommes bousculés par aucun agenda extérieur, nous ne sommes bousculés que par le souci de renforcer la démocratie interne, par le souci de respecter nos statuts et règlements intérieurs et donc nous le déroulons en fonction de nos moyens logistiques et financiers et également en fonction du temps que nous avons parce que n’oubliez pas que c’est la saison des pluies. Nous l’avions commencé au mois d’avril et donc aujourd’hui je suis heureux de vous annoncer que nous avons bouclé toute la Moyenne Guinée. Au niveau de la Moyenne Guinée nous avons 10 préfectures et 12 fédérations, nous avons environs 150 sections et plus de 1100 comités de bases. Donc le travail est totalement bouclé, nous avons des organes légitimes légaux, nous avons des fédéraux qui ont été installés par tout et nous avons également commencé la zone de la Basse Guinée, nous avons fait Kindia, Coyah.

 

A Kindia nous avons deux fédérations qui ont été également validées. A Coyah nous avons une fédération. Il y a trois semaines, nous avons fait le congrès de la grande fédération de Ratoma, vous savez qu’il y a eu un redécoupage administratif à Conakry, nous avons maintenant 10 communes mais nous, nous avions déjà anticipé pour avoir 10 fédérations au niveau de Conakry. Donc d’ici le 10 octobre aurons progressivement les congrès pour Gbéssia, Lambanyi, Sonfonia et autres bref, nous allons boucler Conakry.

Et là, nous sommes en train de fixer le cap, en tant que coordinateur national des fédérations de l’intérieur, je suis en train de travailler avec mes équipes bien entendu en relation avec le vice-président chargé des affaires politiques pour faire le planning de la Guinée Forestière et de la Haute Guinée. Donc mi-octobre nous allons foncer vers la Forêt et la Haute Guinée, ça trouvera que les fortes pluies ont diminué.

Nous avons organisé notre congrès en 2020 même si certains sont en train de monter sur les toits pour dire que ‘’l’UFDG n’a pas organisé de congrès’’ ce qui est totalement faux. Nous avons organisé notre congrès ici dans les conditions que vous connaissez parce que c’était la COVID-19 et donc on ne pouvait pas mobiliser 1000 personnes à l’époque mais des représentants étaient venus, nous avons organisé notre congrès, nous avons investi notre président Cellou Dalein Diallo comme notre candidat à l’élection président du 18 octobre 2020.

Donc nous avons le temps pour organiser notre congrès jusqu’en 2025. Mais dès que nous terminons nos congrès des fédérations parce que ce sont les délégations des fédérations qui viendront élire les instances nationales, nous supposons que fin novembre nous allons tout terminer. Dès que nous terminons comme l’a annoncé le président Cellou Dalein Diallo la dernière fois, nous allons nous attaquer au congrès national.

Cellou Dalein Diallo a annoncé le report sine-die du congrès national en déclarant citation : « d’ici la fin de l’année, nous aurons peut-être fini de renouveler les fédérations. En ce moment on fixera la date du congrès national ». Pourriez-vous donner une idée sur la date à laquelle le congrès pourrait se tenir ?

Ce n’est pas le plus important. Je pense que le plus important à retenir ce que dans ce pays l’UFDG est le seul parti qui organise des élections primaires, le seul parti que vous voyez sur le terrain en train d’organiser des congrès de renouvellement des bureaux de comités de base, des bureaux de sections, des bureaux fédéraux et parler du congrès national. Quel autre parti vous entendez parler de ça ? aucun autre parti ne va sur le terrain, aucun autre parti ne vous parle de congrès, c’est l’un des rares partis qui organise des congrès à ciel ouvert en invitant la presse. Et vous avez soit des consensus ou vous avez des congrès démocratiques où il y a des votes à bulletin secret.

Au niveau de Koubia par exemple, pour d’autres postes il y a eu le consensus mais pour certains il y a eu des élections. Quand je prends le cas de Koundara, on a procédé au vote sur tous postes au bureau fédéral parce que parfois on avait 3 ou 4 candidats pour un poste. De midi jusqu’à 22h on était en train d’organiser le scrutin à Koundara. Ce fut pareil à Dalaba, à Pita, à Mali Yembéring et dans beaucoup d’autres circonscriptions. Comme je l’ai dit, nous ne sommes bousculés par aucune contrainte extérieure. Quand nous finirons les congrès des fédérations, nous allons nous retrouver au niveau de la direction nationale du parti pour fixer la date du congrès national de l’UFDG. Aujourd’hui, il reste deux régions et demi sur les quatre régions. Nous avons commencé la Basse Guinée, nous n’avons pas terminé.  Donc, nous allons terminer la Basse Guinée et nous allons faire simultanément la Haute Guinée et la Guinée Forestière.

Concomitamment, les soutiens de l’actuel ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo sont en train de leur côté d’installer des structures parallèles partout à travers le pays et à l’extérieur. Comment le parti observe-t-il cette situation ? 

Ça ne nous préoccupe pas assez. Il y a un adage qui dit ‘’nous observons cela de la même manière que la poule observe le sel’’. J’ai été dans 15 circonscriptions mais je n’ai pas rencontré du Cerag ou du Cérélac, je ne sais pas comment ça s’appelle. J’ai organisé les congrès de Gaoual Centre et Koumbia, de Koundara, de Labé, de Mamou, de Ratoma, de Coyah, de Kindia, je n’ai pas rencontré des gens qui réclamaient le retour de quelqu’un au sein de l’UFDG. Pour nous, c’est un non-événement. Il y en a qui ont essayé avant, qui ont été exclus avant lui mais ça n’a pas prospéré et ça ne prospère pas. Dans un parti politique tout comme dans une ONG c’est l’association libre et volontaire. C’est tant qu’on partage la même vision, les mêmes principes, les mêmes valeurs, les mêmes objectifs. Le jour que vous décidez de partir, d’avoir une autre vision, un autre objectif, de défendre d’autres valeurs mais vous vous auto-excluez. Donc c’est ce qui a été fait et nous continuons sereinement et tranquillement. Pour nous, ce n’est même pas cette association fantôme qui essaie de déstabiliser l’UFDG mais c’est le CNRD mais c’est peine perdue parce que ça ne va pas prospérer et ça ne marchera pas.

Ce bicéphalisme au sein de l’UFDG semble nourrir des germes d’un conflit similaire à celui de 2016 avec Bah Oury, l’actuel premier ministre de la transition. Que compte faire le parti ?

Il n’y a pas de bicéphalisme au sein de l’UFDG. Les lettres de l’UFDG sont signées par le président Cellou Dalein Diallo, les activités de l’UFDG sont organisées par le président Cellou Dalein Diallo, il y a un seul siège national et c’est le président Cellou Dalein Diallo qui préside les Assemblées générales ou ses vice-présidents, il y a un seul QG de l’UFDG à Conakry. Donc il n’y a pas de bicéphalisme à l’UFDG.

Ne craignez-vous une crise majeure pouvant conduire à des lendemains incertains pour l’exitance même de l’UFDG ?

Non pas du tout. Nous savons que souvent la justice est aux ordres dans notre pays mais je crois qu’ils sauront raison gardée. L’UFDG est une force inébranlable, c’est une institution politique de par son étendue, son niveau d’implantation, de par la fidélité et la conviction de ses militants et l’UFDG est même devenue aujourd’hui un patrimoine politique. Je pense qu’en Afrique subsaharien, l’UFDG c’est un modèle de parti politique, c’est un modèle d’institution politique et c’est un modèle de patrimoine politique que les autorités de la transition devraient contribuer à renforcer et à protéger.

Ousmane Gaoual Diallo a déjà gagné une première bataille en obtenant de la justice l’annulation de la décision qui l’a exclue du parti et une ordonnance de sa réintégration. Une décision que vous avez contestée. Comment préparez-vous cet autre front judiciaire qui s’ouvre en octobre prochain ?  

C’est une parodie de justice, on ne peut pas juger une action quand quelqu’un dit se plaindre contre vous et que jamais la justice n’a daigné vous mettre au courant que quelqu’un se plaint contre vous. C’est ce qui s’est passé, c’est ce qui fait que nous avons demandé aux gens de se rétracter par rapport à ça, on a ramené d’où ça venait, ça n’a aucun sens, c’est une parodie de justice mais ça ne fonctionne pas comme ça. C’est une parodie de justice pure et simple et c’est ce qui fait que ça n’a pas prospéré, ça ne fait pas écho et ça ne marchera pas.

Comme lui-même (Ousmane Gaoual Diallo) l’avait dit ‘’il n’y a pas de mariage forcé’’. ‘’Il n’existe pas de mariage forcé’’, il l’avait affirmé pour Bah Oury quand il a été exclu mais c’est valable pour lui. Entre l’UFDG et le ministre porte-parole du gouvernement c’est un lointain souvenir. C’est évident, c’est acté, il n’est plus de l’UFDG.

Le CERAG a pourtant appelé à la convocation immédiate d’un congrès extraordinaire afin de renouveler la direction de l’UFDG et d’élire un nouveau président à la tête du parti. Comment réagissez-vous ?

Cela ne mérite pas de commentaire. Pour nous, c’est des délires, c’est un non-sens, ça ne veut absolument rien dire.

A suivre !

 

Entretien réalisé par Oumar Bady DIALLO

Pour Africaguinee.com

Créé le 23 septembre 2024 13:30

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