Bradage des rails : Cet autre sulfureux dossier « sous les radars » de la CRIEF…

CONAKRY-Alors qu’un vent d’espoir souffle à nouveau pour la réhabilitation du chemin de fer Conakry-Niger, bradé sous le régime de feu Général Lansana Conté, une question demeure : où en est-on dans l’enquête ouverte sur ce sulfureux dossier perçu comme l’un des pires crimes économiques jamais commis dans l’histoire de la Guinée ?

Le Gouvernement guinéen à travers le ministère des Transports a annoncé ce jeudi 16 mai 2024, la signature d’un accord cadre permettant la construction du chemin de fer allant de Conakry à Kankan.

Cet accord cadre qui va mobiliser les ressources financières, permettra de reconstruire 1 400 KM de chemin de fer et va économiquement et socialement connecter la Guinée au Mali et au Burkina Faso, selon le département dirigé par Ousmane Gaoual Diallo.

Le document a été paraphé par le Ministre des Transports, son homologue des Finances Mourana Soumah et la société Ice Home Development and Construction, a appris Africaguinee.com. Il s’agit d’une étape décisive, se réjouit le ministère des Transports qui ne donne en revanche pas d’informations détaillées sur les implications de cet accord-cadre.

Nous apprenons juste qu’il s’agit d’un PPP (partenariat public-privé) qui prévoit également l’octroi à la Guinée, de 80 nouveaux bus afin d’augmenter le parc d’automobile pour le transport urbain et interurbain. Pas plus.

En attendant que l’on en sache davantage sur les contours de la signature de cet accord-cadre, il y a lieu de jeter les projecteurs sur la procédure ouverte à la CRIEF sur le démantèlement de ce chemin de fer dont la construction avait fait 620 morts. Un lourd tribut.

Cet autre sulfureux dossier classé dans la catégorie des crimes économiques commis sous le régime de Lansana Conté, a été transmis en février 2022 à la Crief par Charles Alphonse Wright.  A l’époque, le procureur Général révélait qu’il y avait dans cette affaire des indices concordantes de faits de « détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écriture publique, recel, vols aggravés, enrichissement illicite, corruption, abus d’autorité, blanchiment d’argent et complicité ».

Mais plus de deux ans après, aucune avancée notable. Il est manifestement passé sous les radars de la Cour anti-corruption, qui, pour l’ex garde des sceaux est une « déception ».

Focus Africaguinee.com

Créé le 16 mai 2024 17:15

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