Audits en Guinée: Placé en garde à vue, Mohamed Kourouma de Hamana livre sa part de vérité…

hamana

CONAKRY-Que se passe-t-il entre le patron du Groupe Hamana et l’Inspection d’Etat dans le dossier des audits en Guinée ? Placé en garde à vue,  Mohamed Kourouma  revient sur les origines de son contentieux avec l’Etat guinéen. Alors que l’Inspection d’Etat réclame à Hamana plus d’un milliard de Francs guinéens, l’homme d’Affaires revendique pour sa part à l’Etat guinéen 185 milliards 350 millions  (cette somme diffère des deux milliards que Kourouma réclame, ou se trouve la vérité ? Attention aux chiffres !!!) de francs guinéens, a appris Africaguinee.com.

Joint au téléphone par notre rédaction, M. Mohamed Kourouma révèle que l’Etat guinéen lui doit une somme avoisinant les deux milliards de francs guinéens. Pourtant,M. Kourouma  affirme avoir   , avoir donné son accord pour le paiement de  la créance que l’Etat guinéen lui réclame. Le PDG de Hamana ajoute que ce paiement a commencé. ; . mais, dit-il, cela n’a pas empêché l’Inspecteur d’Etat de le mettre en garde à vue. Une version qui contraste avec celle de l’Inspecteur d’Etat, Massoud Thiam qui  soutient que M. Kourouma n’a pas été « coopératif. » Nous vous livrons la version de M. Mohamed Kourouma dans ce contentieux.

‘’En 2007-2008, le gouvernement voulait acheter du sucre. A l’époque c’est moi qui envoyait le sucre en Guinée. On avait 7.500 tonnes. Le ministère du commerce m’avait appelé, pour discuter  sur le prix,  avant d’acheter le stock de sucre pour le  distribuer à la population. L’argent est resté avec moi. Pour moi ,c’était fini, j’ai quitté complètement. Mais comme le sucre était dans mon magasin, ils faisaient le bon pour venir prendre la marchandise.

Avant mon départ pour l’Angola on m’a envoyé deux inspecteurs qui ont mentionné le sucre qui devait être distribué à Conakry et à l’intérieur du pays. Si quelqu’un vient avec son bon, on lui donne il part. C’est le ministère du commerce qui a tout vendu.

A mon retour, ils ont fait des rapprochements avec ma marchandise. Ils ont trouvé qu’il y a un bon qui selon eux ne portait  pas  leur signature. Ils ont dit que ce bon a été falsifié. Après moult discussions, ils m’ont dit de payer l’argent sinon ce n’est pas bon pour moi. Finalement on m’a convaincu. J’ai donné mon accord de payer. Mais le sucre qui était là ne m’a pas été donné en crédit, et je  n’ai pas vendu.

Après j’ai envoyé un conteneur que j’ai dédouané (la valeur était de deux milliards GNF, ndlr). Je suis parti le prendre, j’ai trouvé que la douane l’a pris. D’après eux, ils l’ont confondu à un autre. Je leur ai demandé sur la démarche à suivre . Ils m’ont répondu qu’il faut aller aux Finances. Quand je suis arrivé au Finances, ils m’ont dit que des situations  comme ça, il faut un jugement pour payer l’argent. Le dossier a été amené à la Justice pour juger. On m’a donné l’acte. On a dit qu’on va faire une compensation. Et qu’on me retourne le reste de  l’argent. On a fait comme ça.

En 2009, au temps du CNDD (la junte militaire), ils m’ont appelé pour me dire qu’ils ont vu ce dossier. Mais le gouvernement  de l’époque a affirmé qu’il n’avait pas l’argent, et que   je devrais payer 600millions, et qu’une compensation sera faite  après avec l’agent judiciaire de l’Etat. Je n’avais le choix, j’ai donné 600 millions. Ils ont pris le dossier en me disant que c’est fini, qu’ils vont faire la compensation. Mais à chaque fois que je demandais, on me disait que le dossier n’est pas encore  signé.

Publication des audits…

L’inspecteur Massoud Thiam nous a convoqués pour me dire que je dois  Un milliard sept cent millions  GNF. J’ai dit ‘’non’’ que je ne dois pas ça. Voilà le dossier, le gouvernement me doit deux milliards. A l’époque, c’était un milliard sept cent et quelques millions GNF. J’ai payé six cent millions avec CNDD, ils m’ont dit qu’ils vont faire la compensation. Voilà, l’arrêté de la justice.  Il dit ‘’non’’ qu’il ne prend pas ça. J’ai accepté en lui rappelant que je suis un simple citoyen  et que j’accepte de faire le paiement sous certaines conditions. Je lui ai demandé en accord avec le programme de paiement, de me laisser partir à la maison pour revenir le Jeudi donner une avance. Ensuite, nous allons voir comment payer le reste de l’argent.    Il dit ‘’non’’ que je ne bouge pas si  je ne paye pas la totalité de la créance. Je lui ai dit que l’argent que je suis en train de rembourser, on ne m’a pas donné en crédit, je n’ai vendu un sac de sucre. C’est un accident. Et l’Etat me doit 185 milliards 350 millions.(Parfois il dit que l’Etat lui doit 2 milliards, dès fois 185 milliards, où se trouve la vérité ????)

Mais comme je n’ai pas l’argent qu’il me demande, j’ai dit laissez moi jusqu’au jeudi  pour que je commence le payement. Il a refusé. Ce jour là je suis resté en garde à vue, la nuit on m’a envoyé à la gendarmerie située au marché Niger.  C’est à minuit qu’on m’a laissé partir à la maison. On m’a dit de venir le lendemain.

Le lendemain, j’ai eu 106 millions. J’ai appelé l’Inspecteur pour lui dire que le numéro qu’il nous donné pour verser l’argent n’était pas bon. Il m’a dit qu’il va me donner un autre numéro. Je lui ai dit ‘’non’’, je viens à ton bureau, tu me donnes un bon numéro de compte où je dois verser l’argent pour ne pas que demain l’on me dise que je n’ai pas versé sur un bon compte. Il a crié. Par la suite, l’agent judicaire de l’Etat est venu, on m’a mis à la disposition de quelqu’un qui m’a accompagné pour verser l’argent sur le compte de l’agent judicaire.

Aujourd’hui, (mardi 19 août, ndlr) on a pris 40 millions qu’on a versé. Après le versement de cet argent, dès qu’on est venu, il a enjoint les agents de la gendarmerie de m’envoyer à l’escadron du Niger. Je suis resté à la gendarmerie jusqu’à 21 heures 30, on m’a laissé rentré à la maison. On m’a dit de revenir le lendemain.

J’ai promis que je vais payer l’argent, on a signé. Mais l’Etat me doit 185 milliards 350 millions de francs guinéens, j’ai tous les documents avec moi. Je ne suis pas encore payé. Il dit qu’il s’en fiche de ça’’.

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 31 11 12

Créé le 20 août 2014 14:54

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