Assaut contre la prison de Conakry : La défense des accusés monte au créneau…

CONAKRY- L’enquête ouverte suite à l’incursion armée opérée le 04 novembre dernier à la maison centrale de Conakry piétine alors que plusieurs gardes pénitenciers soupçonnés d’avoir joué un rôle dans cette attaque croupissent en prison. Cette lenteur des investigations agace un collectif d’avocats qui vient de trier la sonnette d’alarme.

Le 07 novembre 2023, Mamadi 2 CAMARA, ex-régisseur de la maison centrale de Conakry et plusieurs autres gardes pénitentiaires ont été interpellés, placés en détention provisoire ensuite radiés. Le dossier de la procédure a été confié au pool de juges d’instruction du Tribunal Militaire Permanent de Conakry pour conduire l’enquête. Selon la défense, « du 07 novembre 2023 au 07 mai 2024, voilà 6 mois, 14 jours, sans qu’ils ne soient ni jugés, ni libérés, alors qu’ils bénéficient de la présomption d’innocence ».

L’ex-régisseur de la maison centrale de Conakry et compagnie sont accusés de faits présumés de « détention illégale d’armes de guerre, rébellion, participation à une association de malfaiteurs, évasion, complicité d’évasion, abandon de poste, violation de consignes, entrave à la saisine de la justice, désertion, homicide involontaire et complicité d’assassinat ».

Leurs avocats dénoncent la lenteur de la procédure judiciaire. « Tout citoyen en conflit avec la loi a droit à un procès juste et équitable, tenu dans un délai raisonnable dans lequel le droit de la défense est garanti », fait observer ce pool d’avocats qui constate avec regret la lenteur de la procédure, alors que les mis en cause sont en détention.

« C’est pourquoi, il souhaite vivement l’accélération de la procédure, pour que justice soit rendue conformément à la loi dans les meilleurs délais, afin que les innocents puissent recouvrer leur liberté”, exige le collectif dans une note transmise à Africaguinee.com, ce lundi 20 mai 2024.

Pour rappel, le 4 novembre 2023, la maison centrale de Conakry avait été la cible d’une attaque par un commando armé. L’assaut avait conduit à l’exfiltration de quatre (4) détenus en lien avec le procès des atrocités du 28 septembre 2009. Ce jour, l’ancien chef de la junte de 2008 le capitaine Moussa Dadis Camara, les Colonels Moussa Thiegboro, Blaise Goumou et Claude Pivi avaient quitté la maison. Si les trois premiers avaient été vite rattrapés, Claude PIVI, lui, reste encore introuvable. Pourtant l’ancien garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme avait mis sa tête à prix. Quiconque met la main sur lui ou donne des informations sûres sur lui va percevoir cinq cent millions de francs-guinéens.

 

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le 21 mai 2024 09:13

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