Amara Camara : « Le Gouvernement n’est pas hostile aux critiques mais… »

CONAKRY-Alors que les autorités de la transition sont accusées à tort ou à raison d’avoir fermé des médias privés pour échapper aux critiques, le Général Amara Camara a fait une mise au point. Le porte-parole de la Présidence met au défi de donner la preuve que le CNRD a dicté des lignes de conduites à un journaliste.

« Le Gouvernement n’est pas hostile aux critiques qui sont normales parce qu’elles permettent d’améliorer la gouvernance. Donc, ce n’est pas un problème. On lit des articles tous les jours mais je ne me rappelle pas un seul jour que des lignes de conduite ont été dictées par qui que ce soit. On demande juste de confirmer les informations. Le CNRD ne le fait pas parce que nous sommes conscients que la Nation se construit de ces critiques. Mais l’ordre et la discipline, c’est aussi ça un État », a martelé le Secrétaire Général de la Présidence.

Alors que certains médias sont fermés depuis quatre mois, le Général Amara Camara déclare que ces sanctions ne sont pas tombées d’un seul coup. Il affirme que les organes de presse dont les agréments ont été retirés ont violé leurs cahiers de charges.

« C’est l’État qui donne et retire un agrément. Lorsqu’un agrément est retiré, ça veut dire qu’on a franchi le minimum acceptable. Ce n’est pas un retrait qui a été prononcé comme ça en Guinée, c’est parti d’une suspension, ensuite on a abouti au retrait. Ça veut dire que la pédagogie a été utilisée par l’Etat.

Nous sommes sensibles aux pertes d’emploi, parce que le rôle de l’État est de favoriser le secteur privé d’en créer. Mais qu’on ne fasse pas l’amalgame entre le retrait d’une licence à un organe de presse à un problème avec des journalistes. Nous n’avons pas de problèmes avec les journalistes.

Des agréments ont été retirés à des organes de presse. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient en violation de leurs cahiers de charges. Cela est vérifiable. Pour contester, il existe des voies de recours… », a-t-il martelé.

Le Général Camara dit que le Gouvernement est ouvert (au dialogue). « Ce n’est pas un marchandage, ni un chantage. Ce n’est pas pour dire que lorsque vous reprendrez la parole, il faut faire les louanges de quelqu’un, ce n’est pas ce qu’on demande. Ce qu’on demande, c’est de faire votre travail selon l’éthique et la déontologie de votre métier », a précisé.

A suivre !

Africaguinee.com

Créé le 23 septembre 2024 13:33

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