Alerte-infrastructures routières : Le pont de Sambaya risque de céder… « constat »

COYAH- C’est une alerte à prendre très aux sérieux. Le pont de Samaya construit par une entreprise de la place, il n’y a moins de 10 ans au centre-ville de Coyah, sur la route internationale Guinée-Sierra Léone ne tient plus. Selon les témoignages de plusieurs usagers, l’infrastructure risque de s’effondrer à tout moment. Alors que son niveau dégradation a atteint un seuil critique, la densité du trafic quant à elle ne faiblit pas. La présence des entreprises minières avec leurs engins lourds qui passent souvent sur cet ouvrage de franchissement très usité, aggrave davantage le risque.

Selon plusieurs citoyens, à observer ce pont de loin, on pense qu’il est en bon état et ne fait courir aucun risque. Cependant à l’observer de plus près, l’on se rend à l’évidence du danger. Il est assez dégradé et expose ses usagers. D’où l’appel pressant de Yamoussa Bangoura, conducteur de moto dans la zone.

« Si on n’anticipe pas pour vite reconstruire ce pont, ce n’est pas bon. Pour le moment, je souhaite qu’on interdise le passage des gros porteurs parce que bon nombre ne respectent pas les normes des charges à l’essieux. Malheureusement, à notre connaissance il n’y a aucune initiative pour réparer l’infrastructure pire les camions continuent d’y passer ».

Rencontré à Coyah, le Syndicaliste Sorya Bangoura s’en prend à la mauvaise qualité des infrastructures routières. Pour lui, dire que ce sont les gros porteurs qui seraient à l’origine de cette dégradation ne tient pas. Il dénonce plutôt la légèreté avec laquelle les travaux sont exécutés en Guinée. Il lance un appel aux autorités du pays.

« Les conducteurs sont imprudents sur ce pont car nuit et jour, ils roulent à une vitesse supérieure à la normale. Quant à l’État, il a l’obligation de ne retenir que les meilleurs soumissionnaires pour la réalisation des projets Routiers. Si l’argent du projet n’est pas utilisé de façon rationnelle, nous assistons à de telles situations. On peut indexer les gros porteurs mais ils ne sont pas responsables de la mauvaise réalisation des projets. Il y a des ponts qui sont plus anciens mais jusqu’à présent ils tiennent. Nous demandons à l’État de donner les contrats qu’aux entreprises qui ont l’expertise. » a-t-il expliqué.

Suite aux multiples alertes, les agences étatiques chargées du contrôle et de l’entretien des routes ont récemment effectué une visite sur les lieux pour faire un constat. Mais jusque-là, aucune action concrète et palpable n’est visible sur le terrain.

Sayon Camara

Pour Africaguinee.com 

Tel : (00224) 625 25 46 56

Créé le 2 septembre 2024 14:08

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