Affaire Mody Nouhou Barry et ses enfants : Le ministre de la Justice Maître Christian Sow s’explique

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CONAKRY-Accusé par Mody Nouhou Barry (père des deux enfants retenus par un couple français) de ne  s’être pas réellement investi pour l’aider à récupérer ses deux enfants, le  ministre d’Etat de la  Justice garde des sceaux, a  donné sa version des faits sur cette ‘’rocambolesque’’ affaire, a appris Africaguinee.com. 
 
Nous vous proposons ici l’intégralité de la version du ministre !
 
" Il a écrit à Monsieur le Premier ministre, à l’époque  pour dire que ses enfants étaient séquestrés en France. Cette lettre m’a été transmise. Nous l’avons examinée. J’avoue que je me suis interrogé avant de rentrer au fond des choses. Parce que c’est une question de bon sens. Est-ce que le terme ‘’séquestration’’ est propre dans cette affaire ? Je me suis dit qu’un pays comme la France, ce n’est pas pays parfait, mais peut-on séquestrer des enfants ? Quand vous savez qu’on peut faire appel au procureur de la République, au procureur général, à la presse, aux Ong, au maire de la localité. Il suffit de crier pour que les gens disent pourquoi. Je me suis posé cette question. 
 
J’ai accédé au dossier et j’ai posé la question à certaines autorités françaises pour dire que nous avons un compatriote qui a ses enfants en France qui, semble-t-il, sont séquestrés. Ils m’ont dit ah, monsieur le ministre, de quelle affaire s’agit-il. Je dis voilà. Ils m’ont dit non, qu’il n’y a pas de séquestration. C’est une décision de justice qui existe. J’ai eu  accès à des rapports qui avaient été faits. Je me suis rendu compte effectivement  qu’il existe une décision de la chambre spéciale des mineurs de la cour d’appel de Rennes qui date du 17 février 2006.(…).
 
C’est une vielle affaire, je ne connaissais même pas monsieur Barry.  M. Nouhou Barry avait envoyé sa femme en France avec ses deux enfants auprès de sa belle-sœur qui est mariée à M. Marie. Malheureusement, cette dame est décédée en France. Je pense qu’il s’est posée au sein de la famille, une question immédiate : ‘’que devons-nous faire des enfants’’ ? Parce que M. Barry était fonctionnaire au Kenya au haut  commissariat, des droits de  l’homme. Donc ce décès était inattendu, immédiat et il fallait trouver une solution. La famille a dû certainement parlé des probables solutions. Mais ce qui m’intéresse dans l’examen de ce dossier, ce qu’ils ont saisi la Justice française à l’effet de trancher les différentes demandes respectives. Il y avait deux éventualités dans ce dossier : il amène ses enfants, ils ont un accord amiable qu’ils signent entre les parties pour dire ‘’je vous confie les enfants’’ et que le juge homologue ou bien c’est le tribunal qui tranche. Et c’est le tribunal qui a tranché dans cette affaire. Il y a eu plusieurs décisions, jusqu’à cette dernière qui est là celle de la  cour de Railly. Bon Dieu si vous lisez ce qui est  là-dans c’est extraordinaire (…) 
 
Quand M. Barry est venu à la chancellerie me voir je lui ai dit que j’ai besoin des éléments de réponse pour savoir quelles sont les démarches à entreprendre. Il n’a rien dit de clair. Moi, en tant que ministre d’Etat à la Justice, je ne suis tenu qu’à ça pour donner une réponse : soit judiciaire, soit diplomatique ou une réponse humanitaire. Puisqu’il existe une décision judiciaire entre vous et qu’éventuellement les autorités françaises qu’ on a eu à contacter exhibent toujours cette décisions, après ça qu’est-ce que vous avez à me présenter ? Je lui ai demandé s’il a fait un pourvoi en cassation contre ce jugement. Les réponses qu’il m’a données étaient floues : ‘’mon avocat’’…, des trucs comme ça. Je lui ai demandé de m’envoyer la copie du recours en cassation. Je n’ai rien vu jusqu’à ce jour.
 
 On m’a toujours opposé cette décision judiciaire de Rennes, et c’est d’elle que se prévalent ceux qui détiennent les enfants. Je lui dis de me dire s’il n’a pas fait recours de pourvoi en cassation. Mais l’Etat guinéen ne peut se substituer à M. Barry pour accomplir ses droits paternels ou pour l’exerce de ses droits paternels. S’il me  dit qu’il n’ pas pu payer ses avocats, ce n’est pas honteux !  on saura en ce  moment si la voix vers la cassation offre une possibilité exploratoire ou pas. Si ça n’offre pas, vous savez, sur l’état des personnes, les décisions judiciaires ne sont jamais cimentées, parce que, ce qu’on appelle en droit, il y a des dispositions dans la législation française qui dit que toute délégation peut faire l’objet d’un changement en cas de circonstances nouvelles (…).
 
 Mais il est allé sur certaines radios dire un certains nombre de choses sur le ministre de la justice. Mais je ne comprends pas pour quelle raison je ne pourrai pas l’aider !  mais je suis tenu à  la sécheresse des décisions de justice qu’on m’oppose. Depuis je n’ai pas vu monsieur Barry.  J’ai même contacté certains avocats lors de mon déplacement en France, mais je sais ce que ces gens là m’ont dit. Voilà où on en est. Donc qu’on accuse de tous les péchés d’Israël.
 
 Le jour où vous lirez cet arrêt, sur ce qu’on dit de M. Barry : ‘’instable, comportements dangereux’’… et tout, mais c’est la querelle des avocats. Beaucoup de choses sont dites sur monsieur Barry, moi je demeure persuadé s’il nus donne la visibilité nécessaire, de l’examen que j’ai de ce dossier aujourd’hui, je pense que rein n’est définitivement cimenté… "
 
  Diallo Boubacar 1 
Pour Africaguinee.com
Tel : (00224) 664 935 132 
 
Créé le 28 décembre 2013 23:22

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