Affaire Hoggo Mbouro : plusieurs responsables auditionnés, d’autres convocations attendues

LABÉ – L’enquête progresse dans le dossier foncier lié au morcellement d’une parcelle de 500 m² au sein du complexe scolaire Hoggo Mbouro, destinée à accueillir le siège du quartier Mairie. Après l’arrêt des travaux ordonné par les services techniques de l’urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, la Brigade de recherche de Labé a ouvert une enquête afin de situer les responsabilités dans cette affaire.

Selon nos informations, le mercredi 10 juin 2026, le chef du quartier Mairie, Elhadj Abdoul Malick Diallo, le proviseur du lycée Hoggo Mbouro, Lancei 2 Camara, ainsi que le principal du collège, Amadou Diari Baldé, ont été entendus sur procès-verbal par les enquêteurs.

D’après une source sécuritaire, le quartier avait sollicité le réaménagement d’un espace pour y construire son siège, sans préciser dans sa requête que celui-ci ferait l’objet d’un bail avec un particulier. Le chef de quartier avait adressé une correspondance au président de la délégation spéciale de Labé, Thierno Ibrahima Diallo. Le dossier, après avoir reçu un avis favorable, serait ensuite parvenu au préfet avant d’être transmis au directeur préfectoral de l’éducation de l’époque, Youssouf Koulibaly.

Les deux responsables d’établissements scolaires auraient été convoqués en raison de leur signature sur un document d’autorisation. Selon les informations recueillies, ils auraient accepté de signer cette autorisation après un avis favorable émis par le directeur préfectoral de l’éducation d’alors.

Quant à ce dernier, aujourd’hui à la retraite, il aurait également été invité à se présenter devant la gendarmerie. Ne résidant plus à Labé, il ne se serait toutefois pas encore présenté.

À la direction préfectorale de l’Habitat, une source confie à Africaguinee.com que l’établissement d’un plan de masse n’impliquait en aucun cas la conclusion d’un bail et que la procédure concernait uniquement la construction du siège du quartier. Cette même source affirme que les services compétents, après avoir appris l’existence présumée d’un bail, envisagent désormais d’engager une procédure d’annulation des documents délivrés, dès lors que les originaux leur seront restitués. Un ordre aurait été donné en ce sens par l’Inspection régionale de l’aménagement du territoire.

 Pour l’heure, aucune mesure de garde à vue n’a été prise à l’encontre des personnes entendues. Après leur audition, elles ont été autorisées à regagner leur domicile, tout en restant à la disposition des enquêteurs et susceptibles d’être de nouveau convoquées en cas de besoin.

Selon les dernières informations recueillies par Africaguinee.com, les dossiers originaux en possession des responsables du quartier ont été saisis par les enquêteurs dans le cadre de l’enquête.

À suivre…

Thierno Oumar Tounkara 

Alpha Ousmane Bah AOB

Pour Africaguinee.com

Créé le 11 juin 2026 16:02

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