Détournement présumé de 32 milliards à la mairie de Ratoma : Ahmed Sékou Traoré se justifie devant la CRIEF…
CONAKRY- Le procès de l’ancien président de la délégation spéciale de Ratoma (2024-2026), Ahmed Sékou Traoré, s’est ouvert ce lundi 2 novembre 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Il comparaît aux côtés de l’ancien receveur de la mairie de Ratoma, Mohamed Camara.
Les deux anciens dirigeants de la Mairie de Ratoma doivent répondent des faits présumés « détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité« . Le montant incriminé porte sur 32 milliards de francs guinéens.
À la barre, Ahmed Sékou Traoré a rejeté en bloc toutes les accusations portées contre lui. « Je ne reconnais pas les faits« , a-t-il déclaré, affirmant par ailleurs avoir découvert l’existence de ce détournement présumé de 32 milliards de GNF à travers les réseaux sociaux.
Des pièces à conviction qui trahissent la défense
Mais le moment le plus marquant des débats s’est joué lorsque la Cour et le parquet ont commencé à éplucher les documents apportés par l’accusé lui-même.
Pris à partie par des questions précises du juge et du procureur, Ahmed Sékou Traoré a rapidement peiné à se retrouver dans ses propres pièces justificatives. Pire encore, les réponses formulées à la barre par l’ancien président de la délégation spéciale de Ratoma se sont révélées en totale contradiction avec le contenu chiffré des dossiers qu’il avait pourtant produits pour prouver sa “bonne foi”.
Qu’il s’agisse des montants dépensés ou des recettes engrangées au cours de sa gestion qui a duré 23 mois, les incohérences se sont multipliées à un rythme tel que la sérénité des débats a été compromise.
Face à cette confusion manifeste et à l’incapacité apparente pour l’accusé de justifier clairement sa propre comptabilité, la chambre de jugement a dû trancher.
Le Juge Alpha Camara a décidé de suspendre les débats et de renvoyer l’affaire au 16 novembre 2026. Un répit accordé à la défense, mais surtout une opportunité pour Ahmed Sékou Traoré de mieux se préparer et d’accorder ses violons avec les pièces financières de sa gestion passée.
À suivre…
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 2 novembre 2026 14:32Nous vous proposons aussi
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étiquettes: CRIEF, Crimes économiques, Ratoma









