Guinée : le ministre Aboubacar Camara annonce un « plan ambitieux » pour l’accès universel à l’eau potable d’ici 2027
CONAKRY- Faire de l’accès à l’eau potable une réalité pour davantage de Guinéens d’ici 2027 : c’est l’ambition affichée par le ministre Aboubacar Camara. Le département de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures entend accélérer la mise en œuvre du projet 1 600 PEM, dont les premiers ouvrages doivent être achevés avant janvier 2027, avant une seconde phase de 400 adductions d’eau potable.
Le chef du département de l’Hydraulique, Aboubacar Camara, a fait le point sur l’état d’avancement de la première phase du projet 1 600 PEM. À travers cette initiative, le Gouvernement ambitionne de doter les localités les plus exposées, ainsi que les villages, centres et postes de santé, écoles, collèges, lycées et établissements pénitentiaires, de points d’eau modernes, pérennes et sûrs.

Dans le cadre de cette première phase, le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures s’est fixé pour objectif d’achever l’ensemble des ouvrages avant janvier 2027.
Pour le département, l’accès à l’eau potable constitue un droit fondamental et une condition essentielle de la santé publique, de la réussite scolaire et de la dignité humaine.
« C’est dans cet esprit que le Gouvernement, par l’entremise du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, avec le SNAPE en première ligne, conduit la première phase du Projet 1 600 PEM, dont l’ambition est de doter les localités les plus exposées, villages, centres et postes de santé, écoles, collèges, lycées et établissements pénitentiaires de points d’eau modernes, pérennes et sûrs », a indiqué le ministre Aboubacar Camara.
La consistance du programme

Selon les explications du chef du département de l’Hydraulique, cette première phase couvre l’ensemble des régions administratives du pays et se décline en quatre composantes complémentaires.
La première concerne 14 postes d’eau autonomes dans les maisons centrales et maisons d’arrêt de sept régions administratives. Ces ouvrages sont répartis entre Kindia, Dubréka, Boké, Boffa, Dalaba, Pita, Labé, Lélouma, Faranah, Dabola, Kankan, Kérouané, N’Zérékoré et Beyla.
Ils permettront de réaliser 67 points d’eau modernes, au bénéfice d’une population carcérale de 2 514 détenus, pour une capacité d’accueil de 3 548 places.
« À cela s’ajoutent également 170 forages équipés de pompes à motricité humaine, répartis dans l’ensemble des régions, au profit des structures sanitaires, des établissements d’enseignement et des villages », explique Aboubacar Camara.
Le programme prévoit également deux adductions d’eau potable : celle de Kôma, dans la commune rurale de Sabadou-Baranama, à Kankan, qui desservira Kôma, Moriah et Sabadou Centre, avec 642 PEM, et celle de Timbi-Madina, dans la préfecture de Pita, qui desservira onze secteurs, avec 620 PEM. Soit un total de 1 262 points d’eau modernes pour ces deux adductions.
Selon le ministre, 19 forages ont déjà été réalisés et géolocalisés dans la préfecture de Beyla, notamment dans la commune urbaine, à Moussadou et à Sinko. Parmi eux, cinq ont fait l’objet d’essais de débit concluants.
L’état d’avancement des travaux

À ce jour, le ministre de l’Hydraulique, l’Assainissement, et des Hydrocarbures annonce que les travaux ont démarré sur les 14 sites des postes d’eau autonomes, ainsi que sur l’adduction d’eau potable de Kôma.
« Les forages de Beyla sont exécutés et leurs coordonnées relevées. Les autres ouvrages sont en cours de mobilisation ou d’exécution, selon le phasage arrêté avec les entreprises et les services déconcentrés », a précisé Aboubacar Camara.
Dans son agenda, le ministère s’est fixé comme objectif la mise en service de l’ensemble des ouvrages de cette première phase avant janvier 2027. Pour tenir cet échéancier, le département prévoit une discipline rigoureuse dans l’exécution des travaux, articulée autour de plusieurs mesures.

Il s’agit notamment de la mise en place d’un calendrier contractuel resserré, assorti de jalons mensuels par composante et par région, dont le suivi sera assuré par la Direction nationale de l’Hydraulique et le SNAPE.
Le ministère prévoit également une mobilisation simultanée des chantiers dans toutes les régions, afin qu’aucun ouvrage ne soit subordonné à l’achèvement d’un autre.
La sécurisation des financements et des approvisionnements, notamment en pompes, équipements solaires, tuyauterie et réservoirs, figure aussi parmi les priorités, afin de prévenir toute rupture de chantier.
À cela s’ajoutent un contrôle systématique de la qualité de l’eau et des essais de débit avant toute réception, ainsi que l’installation de comités de gestion des points d’eau et la formation d’artisans réparateurs, considérées comme des conditions essentielles à la pérennité des ouvrages.
Une deuxième phase de 400 adductions annoncée

Selon le ministre Aboubacar Camara, une seconde phase portant sur 400 autres adductions d’eau potable est actuellement en cours de répartition en fonction des urgences.
« Tout porte à croire que les localités de Koundara, Guéckédou, Koubia, Siguiri, Kérouané, Mandiana, Dinguiraye, Mali, Gaoual, Dabola et Tougué seront les plus grandes bénéficiaires, au regard des besoins croissants en eau potable », a indiqué le chef du département de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.
Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
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