Guinée : Mamadi Doumbouya institue le premier Recensement Général des Entreprises (RGE1)
CONAKRY- Par un décret pris le vendredi 18 septembre 2026, le président Mamadi Doumbouya, a officiellement institué le Premier Recensement Général des Entreprises (RGE1) sur toute l’étendue du territoire national. Placé sous l’autorité du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, ce projet vise à cartographier le tissu économique guinéen et à moderniser les statistiques nationales.
Une radiographie complète de l’économie guinéenne
L’objectif central du RGE1 est de fournir des données fiables, actualisées et géolocalisées sur l’ensemble des unités économiques formelles et informelles du pays. Cette base de données permettra d’éclairer les décisions politiques, de guider les partenaires au développement et de fournir aux acteurs du secteur privé un aperçu précis de la structure économique par branche d’activité.
Entre autres missions, le RGE1 permettra de :
- Dénombrer et géolocaliser toutes les entreprises installées en Guinée ;
- Créer un répertoire national des entreprises à des fins statistiques ;
- Évaluer l’emploi et la performance économique en mesurant le niveau réel des emplois créés et les chiffres d’affaires générés au cours des trois dernières années ;
- Recueillir l’opinion des dirigeants d’entreprise sur le climat des affaires en Guinée ;
- Rénover les comptes nationaux grâce à des données fiables et rebasées.
Qui est concerné et qui en est exclu ?
Le champ d’application du RGE1 touche l’ensemble des unités économiques ayant une activité marchande (secteurs formel et informel) exerçant dans un local professionnel fixe (construit en brique, conteneur, bois, tôle, terre cuite, etc.). Il intègre également :
- Les unités travaillant à ciel ouvert en raison de leur activité (garages, vulcanisateurs, carrières, menuiseries, briqueteries, etc.) ;
- Les entreprises publiques à caractère marchand (ex. EDG, SEG, CHU) ;
- Les Institutions Sans But Lucratif (ISBL) menant des activités non marchandes (ONG, associations, syndicats, lieux de culte, etc.).
Sont en revanche exclus du recensement :
· Les ambulants, commerçants et prestataires de services ;
· Les unités économiques informelles évoluant dans l’agriculture (agriculture, élevage, sylviculture, horticulture, pisciculture, etc.) ;
· Les établissements publics fournissant des services non marchands (écoles publiques, hôpitaux de base et de référence et autres centres de santé publique, autres services publics, etc.) ;
· Les unités économiques informelles évoluant dans le transport (taxi, taxi-moto, taxi-bus et éventuellement d’autres moyens informels de transport) ;
· Les ministères et les structures déconcentrées, les communes et les collectivités décentralisées suivant le découpage administratif ;
· Les établissements publics administratifs fournissant des prestations non marchandes (chambres consulaires, agences de régulation, etc.) ;
· Les unités économiques nouvellement créées et n’ayant pas encore démarré leurs activités au moment de la collecte ;
· Toutes les autres unités économiques n’exerçant pas dans un local professionnel fixe tel que défini ci-haut.
Un processus méthodique en six phases
L’exécution du RGE1 suivra un parcours comprenant :
- Les travaux préparatoires (outils de collecte, acquisitions d’équipements, questionnaires sur tablettes) ;
- La sensibilisation des autorités locales et des chefs d’entreprise ;
- Le recensement pilote ;
- Le dénombrement général des unités économiques sur le terrain ;
- Le traitement et l’analyse des données collectées ;
- La publication et la dissémination des résultats préliminaires puis finaux.
Gouvernance et financement
Pour garantir la réussite de cette opération d’envergure, le décret met en place une structure de gouvernance à plusieurs niveaux, coiffée par le Conseil National du RGE (CNRGE), présidé par le Premier ministre, Chef du Gouvernement. Il sera épaulé par le Ministre du Plan (1er Vice-président) et le Ministre de l’Industrie et du Commerce (2ème Vice-président), ainsi que par plusieurs départements ministériels clés.
L’exécution opérationnelle sera assurée par le Bureau Technique de Recensement Général des Entreprises (BTR), supervisé par le Directeur Général de l’Institut National de la Statistique (INS).
Côté finances, le budget du RGE1 sera alimenté par des dotations de l’État, des financements extérieurs ainsi que des dons et legs, logés dans un compte dédié de l’INS et soumis aux règles de la comptabilité publique.
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Créé le 19 septembre 2026 07:52









